lundi 5 juin 2017

Homeland - 5x05 - Better Call Saul

Feuk. Outre le titre hilarant au possible, c'était un excellent épisode plein de double crossings et de magouilles d'espion en tout genre. Pour une fois que ça commence à bouger avant la moitié de la saison, je suis comblée. L'ensemble est cruel et oppressant, mais pas autant que ça devrait. On commence à avoir trop confiance dans les personnages, à se dire qu'ils sont increvables et qu'ils triompheront toujours. Risqué.

Du coup le titre m'oblige à faire des rapprochements mentaux avec Breaking Bad qui n'ont pas lieu d'être mais tout de même. Notamment avec l'expression "problem dog" qui m'a tourné dans la tête pendant un moment après l'épisode ; et bien que Quinn soit moins boulet que Jesse, il y a quelque chose dans l'acharnement du sort/des scénaristes sur sa personne, et la pitié qu'il inspire chez les autres personnages, bien malgré lui dans les deux cas, pour des raisons différentes (encore que, PTSD pour avoir buté un gars ou PTSD en revenant de Syrie, c'est kif kif).

I also feel really silly thinking "I hope he doesn't die" when in fact I know he does, just... not right now. *Sigh*

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jeudi 6 avril 2017

The Walking Dead - 6x14 - Twice as Far

Mais comme j'étais pas prête.

Encore une fois, on a droit à un sursaut de brillance après une adaptation ratée. Je ne compte plus les fois où j'ai ragé contre une scène de comic book maladroitement mise en image, suivie peu de temps après par un truc grandiose. La balle dans la tête de Carl, c'était moche. A la fois mou et trop rapide, vite expédié, pas vraiment choquant, pas du tout terrifiant et glauque et cruel et injuste comme dans le comic book. Mais à la place, en bonus, on a cette flèche, alors même que j'avais passé l'épisode à essayer de me rappeler pourquoi Daryl n'avait plus sur arbalète. C'était soudain et gore et triste, juste ce qu'il fallait, ce que je voulais. Ils peuvent, quand ils veulent.
C'était un superbe épisode - j'adore les épisodes "on the road", à la recherche de choses utiles (ou non). Ça me rappelle Hordes, c'est stressant en continu (encore une portière de voiture qui m'a fait sursauter comme une tarée), ça ne mène nulle part, sinon à une réflexion sur la vacuité de la vie post-apocalyptique. La scène dans la pharmacie avec le gamin était horrible ; les non-dits sont de toute manière bien pires que les vraies horreurs mises à l'écran.
Mais la flèche quoi. Putain.

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lundi 27 février 2017

Patriot - 1x06 - The Structural Dynamics of Flow

Rah, j'aime pas les trucs frustrants comme ça, où on a l'impression que les personnages avancent dans de la mélasse tellement ils n'arrivent pas à faire ce qu'ils doivent faire quand il faut. Trop creux, cet épisode, même s'il y avait de très bonnes scènes. Je vois pas comment ils peuvent s'en tirer à ce stade. Et le flashforward de 2017 (dans les épisodes précédents) ne m'inspire rien de bon.

Et les parties en "français" donnent envie de se tirer une balle. C'est terrifiant.

C'est chiant parce qu'après le 105, j'aurais pu dire que c'est une série exceptionnelle, mais le 106 fracasse tout par sa niaiserie. J'aime qu'ils tournent autour du pot avec la même histoire qui fait tâche d'huile, c'est amusant et désespérant à la fois.

En fait je n'arrive pas à déterminer ce que cette série est censée être. Je sais que ça me plait (probablement pour toutes les mauvaises raisons), que je regarderai jusqu'au bout et que j'en ferai une présentation quelque part pour obliger les gens à regarder cette curiosité qui n'aurait jamais été commandée sur une chaîne "normale", je pense. Non, le problème c'est que je n'arrive pas décider ce qu'ils essaient de faire. Est-ce une série d'espionnage (on est loin de Homeland, encore que, la CIA qui tente d'influencer la politique iranienne de manière totalement illégale avec une opération qui foire, ça me rappelle quelque chose...). Mais si c'est de l'espionnage, ce serait centré sur l'espion le moins doué de la planète, totalement poissard et déphasé. Ce qui m'amène à mon second point, serait-ce juste une métaphore de la dépression ? Je pense beaucoup, beaucoup à Bruges, que je vais certainement finir par revoir dans la foulée, à cause du postulat de départ (un type dépressif à cause d'une bavure qui s'est soldée par la mort d'un innocent) et l'environnement carte postale dans un bled européen minuscule. Les personnages qui gravitent autour de John n'ont de cesse de lui rappeler qu'il est déphasé (Leslie en tête), ou de lui prodiguer des conseils d'hygiène de vie sensés. Manger, dormir, ne pas fixer le vide d'un air con, ne pas prendre la place de parking de son boss. Plein de mésaventures sont physiquement dérangeantes, je pense au 104 et cet épisode entier avec un sac de 80 kilos (contenant un Portugais kidnappé et enroulé dans du scotch) sur le dos, et tellement, tellement d'escaliers, avec le rappel constant de son retard par rapport au planning fixé, par rapport à la normalité. C'est une représentation intéressante de la sensation de tâche insurmontable qu'est le quotidien quand on est en dépression.

Et sinon, dans la catégorie pronostics, même si je n'aime pas trop en faire, mais là ça m'a fait gamberger, je me suis passé en revue tous les éléments présentés mais pas encore exploités, vu qu'ils ont l'air de fonctionner comme ça. Pour l'instant, il nous reste le contenu du sac, toujours pas révélé, le plan des Portugais, qui va tout faire dérailler à un moment ou à un autre, de préférence à la fin d'un épisode en guise de cliffhanger, la Japonaise et son passeport, le frère (les frères).

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lundi 16 janvier 2017

The Librarians (2014) - 1x10 - And the Loom of Fate (finale)

So good! Comme je kiffe les univers parallèles et les histoires alternatives. C'était tellement tellement tellement parfait dans la construction, tout était à sa place, j'étais en joie comme une abrutie tout du long. Et j'ai crisé sur la fin, parce que la scène d'ouverture, avec le gros plan sur les yeux et la main ensanglantée, ça m'a trop rappelé Sliders, et à la fin, il y avait JERRY O'CONNELL en young!Lancelot putain. La gamine de douze ans qui habite encore dans mon corps n'en pouvait plus.

Après enquête (arf, tarée, etc), il s'avère que ce n'était pas l'épisode auquel je pensais, et que les deux éléments (l'oeil et la main) sont séparés d''un hiatus de saison... Mais mon coeur de fangirl a quand même été touché.

J'ai presque envie de les revoir.

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mardi 3 janvier 2017

Rectify - 4x06 - Physics

Oh Teddy, you dumb bastard...

Parfois artificiel, souvent magique. La musique fait beaucoup pour lier le merdier et élever les dialogues parfois sentencieux. Plein de surprises et de vérités qui sortent d'un coup, et qui font du bien. L'idée même de l'épisode tournait autour des mensonges et des faux semblants à oublier pour avancer. J'espère juste qu'ils avancent pas tous dans le mur et qu'ils arriveront à être "un peu heureux", un jour.

I need to make so many gifs.

En fait cette saison 4, c'est un conglomérat de citations absurdes que tous les personnages répètent encore et encore, dans un pastiche de vie réelle, une illusion, un ersatz de liberté. Et le pire c'est que ça tourne, et ça tourne dans la tête, et on est pris dans le machin, comme dans la grande époque du four, de la branche ou du café. Rectify, où l'art de te faire psychoter sur du rien - ici, du vent, littéralement. C'est superbe.

Et la cuisine, et la piscine... En fait Daniel ira mieux quand il finira ce qu'il commence.

Et on sait toujours pas qui a écrit la lettre. Je ne sais même pas si j'ai envie qu'il finisse avec Tawney. Ils ne vont plus ensemble, c'est passé. Mais qui d'autre aurait pu lui écrire. Fuuuuu. Frustration.

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lundi 2 janvier 2017

Rectify - 4x05 - Pineapples in Paris

"I'm not watching for Clayne Crawford only", the fangirl says, and then they made that episode. Fuck. The hair is hella distracting btw.

But seriously though. Fishing rods, booze and guns? What is he going to do know, live in a trailer on the beach? I sure hope he doesn't end up in prison, that would be nasty.

Donc. Un épisode entier basé sur des choix et des décisions et des discussions cruelles mais nécessaires. J'aime quand ils ont recours aux échos, quand tout est maniéré et plein de symboles, de l'intonation d'une phrase à la place d'un élément sur une table. La musique faisait beaucoup pour que ça ne vire pas au drame larmoyant, et je lui en suis reconnaissante, parce qu'on n'est pas passé loin plusieurs fois. Mais non, un futur pas trop noir reste vaguement possible, peut-être, si les personnages prennent les bonnes décisions et que le destin vient pas leur flanquer un coup sur la nuque pour pas changer.

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Rectify - 4x04 - Go Ask Roger

I needed that like I need air. Parfois, ils arrivent à faire dans la simplicité touchante et parfaite. Et le pire c'est une résolution commence à se dessiner, alors que je n'y croyais même pas - l'avocat qui fouine encore et toujours, et les mensonges teintés de vérité de Tray. L'histoire de Tawney et Teddy est encore plus crève coeur qu'avant, parce que les torts sont partagés, et qu'on ne peut plus détester entièrement Ted. Même s'il reste horripilant et très con, quand il veut. Tragique personnage sans envergure possible, qui creuse dans son malheur. J'avais oublié l'histoire de l'hypothèque et des jantes, ça sent pas bon du tout.

"I'm not angry, I'm upset", he screamed at his wife, in the quiet diner. (...) "You don't need a husband, you need a saint." It's so so so perfect, those lines. It's the embodiement of the character, really. Who is able to say the dumbest shit one moment because he can't control his anger (even though he does have reasons to be angry sometimes, he's too much of a spoilt brat), and then has a moment of perfect lucidity.

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mardi 20 décembre 2016

Rectify - 4x01 - A House Divided

Je crois que ça a été le hiatus auto-imposé le plus long et le plus douloureux qui soit. Et j'avais peur, vraiment très peur, de découvrir que la série n'était pas si parfaite, que j'en avais fait un monument dans ma petite tête de fangirl, mais que ça ne tenait en réalité par la route. Mais je me suis lancée, comme on se jette à la mer, et c'était beau et sensible et parfait. Peut-être plus encore qu'avant tellement le manque, l'absence, étaient grands.
Un épisode entier centré sur Daniel ("Dan") et ses déboires avec le projet New Canaan dans le Tennessee. Tout est remis en place lentement, l'ellipse est brutale (car la série ne nous a pas habitués à en faire), mais on s'y fait rapidement. Un boulot de merde, un espèce de coach gourou à la voix douce, des ex-repris de justice qui ont l'air tellement plus normaux que lui. C'était bizarre de voir Daniel tenter de communiquer, et échouer. On se rend compte à quel point il est "bizarre", et on se remet à douter, dans un coin de son esprit, de son innocence. Il y avait des scènes cruelles à souhait, des échos furtifs des saisons précédentes, des symboles et des non-dits ; la musique faisait beaucoup, toujours aussi superbe. Tout le début, on oscillait entre deux eaux, on avait sans cesse une fausse impression, tout avait un double sens - les plans se transformaient, on croit qu'il est en cellule, mais il est libre, on croit qu'il fait ses courses, mais il travaille. C'était flippant de normalité, tout en étant sans cesse décalé, complexe, étranger. On est réellement dans sa tête.
Je me demandais où ils allaient avec ça, rassurée que ce soit toujours aussi brillamment écrit. Et ils se sont surpassés, avec cette scène de confession non-forcée, la première depuis tellement longtemps. J'ai chialé pendant la partie de carte, heureusement que c'était la fin.

*hand gestures*

J'ai adoré, avec une force inégalée, à quel point ils arrivaient à nous mettre des images dans la tête avec des mots, ou juste un plan. Quand l'employé chiant de l'entrepôt refuse de faire ce que Daniel veut et se retourne. Quand il parle des cartes. Quand il regarde la structure dans l'atelier. Quand il parle de création (*ugly sobbing on this one*), quand il part en leur disant que rien n'est réel de toute manière. Ils n'auraient même pas dû inclure le message de la mère, et la lettre (non signée, non ouverte), c'est une faiblesse de leur part, je trouve. Évoquer sans contraindre, c'est mieux.

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lundi 5 décembre 2016

Westworld - 1x10 - The Bicameral Mind (finale)

BORDEL.

Non mais sérieusement.

Je vais du coup rageusement continuer ma fic sans savoir si oui ou merde Stubbs est un androïde et ça faich un peu. Un peu seulement, mais FRUSTRATION, genre il faut attendre 2018 pour savoir s'ils ont cané ? Mais non.

Source: Externe

Bref, je disais, bordel de merde, en 1h30 ils ont pas été fichus de parler une seule fois de Stubbs et Elsie ??? Remboursez !!
A part ça (mais grml quand même fortement), c'était un très très très bon finale, avec un dernier quart d'heure qui m'a fait
flipper et rager et flailer, un truc concret.
La référence à Jurassic Park était grandiose.
Le délire fordien sur la nouvelle histoire est magnifique et tellement bien amené, quand on y pense. Au final, tout se tient globalement, alors que ça partait pas du tout gagné d'avance. Tout le monde avait un peu raison, dans le fond, les théories s'imbriquent gentiment sans trop se contredire.
Logan sous-exploité. Le sourire idiot du MiB à la fin quand il réalise que les balles des hosts sont enfin réelles, magique. Et la tronche de Sizemore dans le hangar. Awww. Je sais pas où ils vont pour la saison 2, mais ils y vont à fond, j'adore.
Mais ça demande un gros gros gros fix-it sur Stubbs, désolée mais ça se fait pas. Non mais.

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lundi 7 novembre 2016

Westworld - 1x06 - The Adversary

C'est une vraie merveille, cette série. Je ne sais pas si elle vieillira bien (pendant de grands moments, je réfléchissais à la musique, aux décors, et je me demandais ce qu'on en penserait dans dix ans, vingt ans...), mais dans l'état, c'est très excitant. Pour une fois qu'une série fait marcher les neurones sans être cruelle ou dramatique juste pour le principe. C'est clairement une série d'aventures, on ne sait pas où ça va nous mener, et l'inconnu est excitant au possible. Je pense encore et toujours à Jurassic Park, et cet épisode dans l'envers du décor était flippant à souhait. Pas encore totalement fubar, mais on y vient, on y vient.

Ça serait chouette qu'on apprenne après coup que même les ingénieurs sont des robots (et tout cas ils insistent lourdement sur Bernard qui est là depuis toujours, et Maeve qui demande à l'ingénieur comment il sait qu'il est bien humain, lui).
L'espèce de spa/piscine/bar a l'air d'être dans le parc même, donc ça se tiendrait. Les escalators infinis sont un peu une autre version du labyrinthe, mais au final, on n'atteint jamais la sortie/l'extérieur. Pareil pour les sous-sols, qui font très décors volontairement lugubres.
J'ai bien aimé quand Teddy a raconté sa petite histoire sur le labyrinthe, qui peut coller, symboliquement, avec plein de personnages. Lui et sa nouvelle boucle d'ex soldat ; Maeve et ses morts multiples ; Arnold qui ne serait pas mort, et même Ford qui fait mumuse avec ses anciens robots dans une maison dans la forêt.
Autre truc en passant : c'est un peu louche, tout de même, cette histoire de frontière fermée et de problèmes non détaillés à Pariah. Encore un coup foireux pour ne pas fermer la porte sur l'histoire de la double timeline.

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