Ouuuh yavait du bon dans cet épisode, du très bon même. Un peu de naze, quand même, mais c'était tellement plein de lampshading (ouais, on est au courant que ça pue, et on se prive pas de vous le faire savoir, en gros) que ça en devenait vraiment drôle. J'avais peur que ça verse dans le meta crappy, mais au final c'était bien amené, bien géré, bien conclu.
Pourquoi pas, après tout. J'apprécie de plus en plus Crowley, et c'est bien la première fois depuis sa première apparition. Maintenant il a un rôle intéressant dans cette guerre bizarre (ça me fait penser aux très très lourdes allusions à la guerre froide de la saison 6, et je vois que là c'est assez bien évité. On n'a plus un conflit froid et tranché entre deux parties dont on a rien à foutre, les anges et l'enfer, avec les pauvres humains pris entre deux feux, c'est plus complexe et plein de zones d'ombre. Techniquement, on ne sait toujours pas quel est le but des Leviathans, quel est le but du big boss, etc. Et Crowley se pose en puissance de second ordre, en train de virer sa cuti, juste parce qu'il s'est fait rembarrer, c'est plaisant.)
Le plus beau restait le début, et la tronche de Dean quand Sam lui annonce qu'il est amoureux. Et vraiment, on pouvait le lire comme du Wincest à fond les ballons sans même se forcer.
Par rapport à la saison 6, c'était un bien meilleur ré-emploi d'un "méchant" déjà vu et revu, la version moderne et avide du démon des carrefours. C'est cynique, cela dit, cette déviation ; le crossroad demon avait toujours été associé à l'horreur, l'angoisse, la mort - les chiens de l'enfer restent à mon sens les monstres les plus terrifiants de tout le bestiaire de la série - or là c'est entièrement ramené à de la comédie. Je critique pas, parce que c'était bien amené, et que Crowley servait de contrepoint dramatique à la fin (et que Dean avait une tête angsty à souhait tout du long), mais tout de même.