Oh. La fin. J'ai ri, j'ai tellement ri.
Mais !
Il n'empêche que c'est un des rares épisodes de cette saison de merde qui était visuellement intéressant, pour ne pas dire beau. Un des rares avec de la chouette musique. Un des rares à respecter mythologie, épisodes précédents, fil rouge, psychologie des personnages, tout en apportant quelque chose de nouveau. Un des rares enfin à faire peur sans être gore.
Et cet épisode est le seul de cette saison de merde a avoir été écrit par Kripke.
Je suis désolée, mais il DOIT y avoir un lien.
Mais... si on prend la saison dans son ensemble, c'est un gros MEH pointé. Des acteurs qui se font chier, aucuns moyens, des effets de caméra absolument atroces et une histoire tirée par les cheveux et sûrement inventée au fur et à mesure.
En gros, ce qui va vraiment pas dans la fin de la saison 6 (outre les défauts évidents en terme de fuite des cerveaux et de moyens), c'est l'absence d'écriture. C'est mal écrit, c'est mauvais. Dans toutes les saisons précédentes, il y avait toujours une phrase ou deux répétées à l'infini dans chaque épisode (je pense au "I'm the one who gripped you tight and raised you from perdition" de Castiel, mais il y en a une multitude d'autres).
Pourquoi ça passait, alors que maintenant ça donne envie de vomir ? Simplement parce que ces phrases avaient une force, un sens, et que les acteurs qui les prononçaient y croyaient un tantinet. Maintenant ils sont obligés de débiter des tirades à demi cuites sur une histoire d'âmes comparées à des armes nucléaires et/ou une réserve de pétrole non exploitée. Le vocabulaire n'est plus poétique ou puissant, ça essaie juste de faire de mauvaises métaphores d'actualité, en comparant la guerre des anges à la guerre froide ou la guerre du golfe, au choix (ce qui ferait des humains des Belges, soit dit en passant, je suis pas sûre que ce soit tip-top niveau poésie).
Non quoi. Marre des dialogues bourrés de phrases grossières et connotées. Marre des allusions d'actualité mal préparées. On n'y croit pas. Castiel n'a pas le droit de dire "raised you from perdition" à Sam. *Pleure*