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banshee
17 mars 2014

Banshee - 2x10 - Bullets and Tears (finale)

Ah ouais, carrément. Pendant tout le début, je me disais, quand même, ils se sont pas trop foulés. Beaucoup de flashbacks, la chute de Rabbit, les multiples vies de Lucas Hood, l'autre face de la trahison d'Ana. C'était plaisant, pas mal fait, pas moche, rien. Mais pas digne d'un finale. Quand Hood a voulu se sacrifier dans l'église, j'ai un peu paniqué, quand même. C'est dire à quel point ils sont sur la brèche ; arriver à nous faire craindre la mort du personnage principal.
Et... retour à Banshee. J'ai cru que c'était fini, pour tout dire, et j'étais pas déçue, juste blasée. Carrie retrouve sa vraie fausse vie, Hood part tisser des mensonges avec Siobhan. C'est agréable à défaut d'être risqué. Sauf que vlan, c'est pas fini, mais alors loin de là. En vingt minutes ils ont réussi à buter deux personnages centraux, dans un carnage absolument merveilleux. Le pas de l'inceste est (presque) franchi, et franchement je riais sous cape parce que ça leur pendait au nez depuis la saison 1. Ça promet. C'est juste un peu regrettable que cette saison 2 donne l'impression d'un petit moment de calme avant la tempête.

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8 mars 2014

Banshee - 2x09 - Homecoming

Fiou, c'est passé vite cette saison. Déjà l'avant-dernier, j'ai du mal à réaliser. On lui donne à la fois trop et pas assez de crédit, à cette série. Vanter ses louanges et se faire lyrique à son sujet, c'est oublier que c'est de la pulp fiction jusqu'à la moelle, revendiquée et sublimée. En attendre trop et la critiquer, c'est passer à côté de cette attention constante aux détails, de cette précision avec laquelle les vies de tous ces personnages nés d'une parodie, d'une caricature, sont construites et développées. Il y a deux niveaux, dans le fond. La baston, le sexe, la cruauté constante ; ces scènes d'ouverture et de clôture, superbes, orchestrées et délirantes. Et puis le questionnement de la nature humaine, toutes ces réflexions bizarrement profondes et censées. Ce n'est pas parce que c'est une caricature, un divertissement, qu'on ne peut pas aussi avoir une histoire qui a un sens, qui reste.

4 mars 2014

Banshee - 2x08 - Evil For Evil

Ultra classique, ultra efficace. Quand ils en font pas des tonnes, c'est vraiment plus convainquant en fait. Hood continue à jouer au bon flic qui joue selon les règles, le tout pour faire tomber Proctor, et on dirait même qu'il y prend goût. Toute la plotline secondaire avec Emmett et les néo-nazis était un peu too much, mais pourquoi pas. C'était un peu le deuxième verset de la justice pro-active en mode MMA fight ; j'ai pas arrêté de penser à l'épisode avec l'horrible violeur qui se fait démonter la tronche par Hood. Là, ça coince parce qu'Emmett est religieux, et même, plus basiquement, parce qu'il a une conscience. J'ai même craint qu'il se fasse sauter la cervelle à la fin, le dernier plan avec la photo de famille sur le bureau, c'était tellement un appel au jet de sang avec coup de feu hors champ. Mais non. Pas suicide.

23 février 2014

Banshee - 2x07 - Ways to Bury a Man

C'est cru, c'est glauque, c'est vulgaire, c'est loin d'être fin... mais ça défoule. Je comprends pas comment un truc aussi con arrive à avoir de tels instants de grâce.
Après, bon, c'était clairement pas le meilleur épisode ; les coutures étaient trop
apparentes, ça insistait lourdement à chaque instant sur tout et n'importe quoi. Mais l'intrigue de fond avance, Hood s'est trouvé un nouvel ennemi, et il y avait une énorme explosion à la fin. Que demander de plus...

17 février 2014

Banshee - 2x06 - Armies of One

J'étais partagée. J'ai de plus en plus de mal à m'y mettre. Les mystères débiles d'Helix m'excitent davantage, et Banshee est une série qui va pas vraiment avec le reste. Il faut un état d'esprit bien particulier pour regarder, pour rentrer dedans, pour apprécier.
Toujours est-il que j'ai fini par lancer l'épisode, et que c'était décevant. Des flashbacks un peu inutiles, des effets de caméra un peu lourds, et toujours ce lampshading répétitif "mais pourquoi il se tire pas, mais pourquoi les ennuis le poursuivent. La plotline avec le fils était pas mauvaise, il y avait des moments de grâce certains, et ce méchant britannique joué par le génial Andrew Howard était superbe. Tout comme sa fin *le gasp*
Mais... j'arrivais pas à rentrer dedans. Ça manquait de finesse.
Et les trois dernières scènes m'ont fait chavirer le cœur, tellement c'était coup de poing sur coup de poing, un massacre émotionnel sans fond.
Passer l'épisode à tenter de sauver ce gamin, et le voir crever comme ça, c'était frustrant. La main-mise de Kai sur sa nièce file la gerbe tellement il y a du non-dit et de l'inceste potentiel non-exploré. La scène du nettoyage de la chambre par le binoclard dont on ne sait rien, mais oh dear lord que ce personnage DOIT être exploité plus que ça était hypnotisante. Dans le genre "cinq minutes bouche bée parce que wow", ça se posait là. Et la montre. Dear. Mais alors le coup des diamants. Quelle cruauté.

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10 février 2014

Banshee - 2x05 - The Truth About Unicorns

Pour un guilty pleasure, je trouve que ça joue quand même beaucoup trop avec mes émotions...
Un épisode en forme de rien, onirique, déconstruit. Un épisode plein de wishful thinking et d'impeding doom. On sait que ce dont ils rêvent n'est pas possible
, on sait qu'ils ne peuvent pas être heureux. On sait que quelque chose d'horrible va se produire, que l'illusion va voler en éclats.
Et fatalement, ça ne manque pas. Mais c'est pas la mort de Racine, la maison qui brûle ou la certitude que Rabbit n'en a pas fini avec eux, qui fait le plus mal. C'est le moment trop bref où le rêve a côtoyé la réalité. Où les choses étaient soudain comme elles auraient dû être il y a 15 ans.
En vrac, j'ai aimé la façon dont était retranscrit le sentiment de PTSD, les crises de panique intérieures des personnages. On les voit se briser devant nos yeux, mais refuser de se déliter, et continuer, même s'ils sont morts à l'intérieur.
J'ai aimé la maison abandonnée.
J'ai aimé qu'on ne sache pas, dans le fond, si les petits moments de grâce étaient les illusions de Hood ou de Carrie. Si c'était lui qui n'arrivait pas à partir, ou elle qui souhait qu'il le fasse...
J'ai aimé qu'ils ne disent pas son vrai nom.

2 février 2014

Banshee - 2x04 - Bloodlines

Un peu partagée. C'était un épisode à la fois très bien et très banal. Un pivot, qui articulait toutes les différentes plotlines, qui remettait en perspective, concluait, ouvrait. Mais dans le fond, ce n'était qu'une succession d'événements, mis bout à bout ; on avait sans cesse l'impression que c'était la fin, mais non, ça continuait, encore et encore. Trop linéaire, trop banal. La violence et l'inventivité des plans contrebalancent le tout, si bien qu'on s'éclate quand même un peu. La dernière scène m'a fait hoqueter de surprise, tout de même, et le post-générique sourire par anticipation.

28 janvier 2014

Banshee - 2x03 - The Warrior Class

C'était épiquement épique. Faudrait inventer un nouveau mot. A chaque fois j'y vais à reculons, bizarrement. C'est "trop" (cru, sexuel, violent, n'importe quoi), c'est "pas assez" (sérieux, crédible, classique). Il y a toujours, inconsciemment, une part de culpabilité à "regarder un truc pareil". Mais... soyons honnêtes, je me fais chier devant True Detective, et j'ai rarement pris un tel pied devant un épisode. On n'est qu'au 3e de la saison, et c'est juste sublimissime. Dingue, peu crédible, fou. Mais sublime. C'est rare qu'une série arrive à pas me gonfler, me faire rouler des yeux, en mariant aussi étroitement le sexe, la violence et la religion. Pourquoi là, ça passe ? Peut-être parce qu'ils sont dans la démesure et dans le pas sérieux. Peut-être, je pense surtout, parce qu'ils font très sérieusement ce truc tout shiny tout whump. Avec autant de révérence et d'application que les mecs de HBO font True Detective. Sauf qu'en plus, ils s'éclatent. Le combat avec l'Indien énorme, c'était un des plus beaux whump depuis des années (je pense Deadwood, je pense Breaking Bad...). Parce que c'est bien fait, et qu'ils font pas dans la demie mesure. Le retour du fils (pas prodigue), j'ai kiffé ; parce que c'est un regard extérieur sur le petit monde de Banshee, sur la petite charade de Hood et de ses amis ; mais surtout parce que ça amène du sang neuf, de nouveaux secrets, de nouveaux emmerdes. Awwww. Je suis joie.

18 janvier 2014

Banshee - 2x02 - The Thunder Man

57 minutes de pur pied. C'est la définition même d'une série orgasmique.
Autant le premier épisode de la saison était un peu décevant ; manque de rythme, trop de redites, trop plan plan, autant celui-là était superbe. L'intrigue avance, c'est sanglant
, c'est badass ; y a des combats de toute beauté sur de la musique cool (Archie Bronson Outfit, j'ai kiffé à mort), du cul, des crises de panique et des tonnes de pistes pour la suite.
J'ai retrouvé tout ce que j'aimais dans la saison 1 : le fait que les femmes soient des personnages à part entière, d'une part. Oui, il y a de scènes de sexe (plus que torrides hmm), mais c'est pas un regard exclusivement masculin. C'est de la pulp fiction, mais le point de vue est plus large qu'on pourrait s'y attendre. Le whump ; les combats sont assez excellents, beaucoup de longues séquences, en plans rapprochés, et de très bons maquillages. J'aime le whump duratif, celui qui existe sans être un outil de narration ; techniquement, blesser un personnage c'est le rendre plus humain, faillible, et au final plus fort - il vient à bout des obstacles, etc. Généralement, c'est juste pour décorer (le syndrome de la petite coupure au-dessus de l'arcade, avec du faux sang trop rouge). Là, comme pour les scènes de sexe, c'est avant tout pour que le spectateur prenne son pied. C'est du whump intégré, digéré, qui existe juste pour le plaisir de voir des personnages cool péter la gueule à d'autres, avec plein de sang partout. C'est d'ailleurs une des rares séries à maîtriser le whump féminin (parce que leurs personnages féminins sont intéressants, logique).
Bref, en deux mots : yah Banshee.

(En passant, l'histoire même autour du titre est cohérente avec ce qui ressort de l'épisode : the Thunder Man, l'homme fort de sa génération... et si c'était une femme ? En gros, c'est toute la question posée par l'épisode, à grand renfort de badasserie et de personnages féminins qui assument des rôles masculins avec classe.)

12 janvier 2014

Banshee - 2x01 - Little Fish

C'était facile, tellement facile. Tellement bon aussi. Un bon tiers qui n'est quasiment fait que de flashbacks du finale de la saison précédente, saupoudré de whump charmant, d'hallucinations bien horribles et de lampshading à n'en plus savoir quoi faire. Il faut qu'on se tire de cette ville, répètent tous les personnages les uns après les autres, mais Lucas Hood n'écoute pas. En soi c'était une mise en abyme du show ; tellement nawak que ça passe, tellement énorme que ça en devient crédible malgré tout.
La scène d'action centrale était pour le moins surprenante. Encore une fois du lampshading tout plein : on leur a dit de se faire petit, que font-ils en premier ? Ils braquent un camion de transport de fonds du casino. Certes.
Quant à Zeljko Ivanek... c'est moi ou ce mec a toujours l'air d'avoir un pied dans la tombe ? Voire les deux. "Mon cancer a un cancer"... c'était bien dit, et ça m'a fait glousser en pensant à son personnage dans Revolution...

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