Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Sérivore
Publicité
rectify
4 novembre 2016

Rectify - 3x04 - Girl Jesus

C'était beau, mais que c'était beau. Le début, j'avais encore cette distance avec la série, à cause d'une trop grande pause. Encore en souvenir les horreurs du début de saison, la noirceur d'ensemble, l'absence d'échappatoire, pour tout le monde. Et cet épisode était tellement tellement apaisant, par beaucoup d'aspects. Tellement de soupirs et de murmures ; les deux personnages qui poussent une gueulante dans l'épisode sont ceux qui ne crient jamais, c'était intéressant - Tawney et Ted Sr. Les rôles se renversent, le sénateur n'est plus qu'un légume, et Daniel est en train de craquer.

Jusque là, j'avais tout fait pour garder mes pensées parasites de fangirl dans un coin, mais la série ne m'aide pas du tout.

Publicité
29 octobre 2016

Rectify - 3x03 - Sown with Salt

Point trop d'horreurs dans cet épisode, heureusement, je commençais à souffrir. Encore plein de parallèles, appuyés, volontaires, cruels. Tout un tas de révélations de l'épisode précédent qui reviennent hanter les conversations. Tawney prend une dimension réellement différente depuis la scène de la psy. Tout l'épisode était bâti sur les histoires racontées, les déformations avec le temps, le fait qu'on ne peut jamais être sûr de la parole de qui que ce soit. Il y a des réactions logiques, mais pas chez ceux qu'on attend. Teddy vire parano et l'avoue, tandis que Daniel vit sans surprise aucune, et se demande même s'il ne serait pas plus à sa place en prison. Le flashback sur l'annonce de sa libération prochaine est dramatique, dans la retenue, les émotions contenues, masquées, symbolisées par de la lumière dans un plan fugace. Et puis Daniel pense à sa mère et aux conséquences de son retour.
Au début, quand la série avait commencé - et que je l'avais snobbée pour des raisons mystérieuses - je m'étais interrogée sur le titre, et je m'étais dit qu'il évoquait probablement la lente remontée de la pente, un personnage qui reprend peu à peu sa place dans la société, avec une justice qui tente de rectifier les torts causés. Sauf que, dans les faits, c'est tout le contraire. Et on en est à se demander avec Daniel s'il n'était pas plus à sa place en prison, après tout.

25 octobre 2016

Rectify - 3x02 - Thrill Ride

Il devrait y avoir un warning "attention, cette série est tellement bien écrite qu'elle vous fera mal au cerveau, et que toutes les autres séries vous paraîtront pourries".

A un moment, j'ai pensé à True Detective. La comparaison m'a dérangée, car je n'ai pas aimé cette série. Mais il y avait quelque chose, à un moment fugace, pendant la conversation entre le shérif et le père de George. L'accent, la nonchalance, les remarques sudistes à l'emporte-pièce, le fait que tout puisse être transposé à un contexte plus large. Mais là où True Detective faisait, à mon sens, fausse route, c'est qu'ils ne s'attardaient pas sur les personnages, juste sur les apparences ; l'intrigue biscornue et la violence racoleuse. En gros, tout l'inverse de Rectify, où l'intrigue avance d'un centimètre tous les douze épisodes, et où de toute manière on s'en fout, vu qu'il y a tellement de choses à ruminer rien qu'avec les petites vies de petits personnages.

Ils m'ont tuée avec les parallèles entre Daniel et Teddy. C'était déjà un motif récurrent, mais là c'était volontaire, fréquent et ça rendait un peu fou. La conversation finale, en plein stalking de Tawney, avec le demi-frère, c'était un redux de la scène du golf, et nous laisser sur ça, c'est juste de la cruauté pure.
Il y avait des détails tellement parfaits, dans cet épisodes. Des choses dont on se demande comment et pourquoi ils ont pu attendre aussi longtemps pour les évoquer : l'identité de Miss Kathy et le fait que Tawney soit une enfant placée explique tellement, tellement de choses dans son comportement (la scène finale également, en moins brise cœur, mais tout de même).

23 octobre 2016

Rectify - 3x01 - Hoorah

De pire en pire en pire en pire en pire... C'est juste monstrueux, et tellement logique et bien ficelé. Quand les intrigues laissées en suspens depuis le pilote commencent à être utilisées dans la saison 3, on peut dire qu'il y a du potentiel. J'avoue, j'ai chialé au "I wish I hadn't asked you to call me Janet". J'ai chialé un peu tout le temps et de manière très aléatoire, en fait. Et juste quand j'en étais à me dire que ce n'était même plus centré sur la tragédie personnelle de Daniel, mais sur tout le mal qu'il a causé autour de lui, volontairement ou non, paf, il y a cette scène déchirante au parc, où il déclare à une pauvre passante qu'il n'a jamais lu de livre "sous le ciel".

(Les effets de lumière dans la boutique pendant la conversation entre Teddy et Tawney... ça ne peut PAS être un hasard. Et si c'est fait exprès, c'est juste hors concours.)

22 octobre 2016

Rectify - 2x10 - Unhinged (finale)

Qu'est-ce que c'était bon. A un moment, au début, avant le générique, j'ai eu une prise de conscience, un instant de recul, et j'ai vu la scène avec des yeux extérieurs, les yeux de quelqu'un qui n'aurait pas vécu les 15 épisodes précédent aussi intensément. Et oui, j'avoue, c'était un peu couillon. Tellement couillon que j'en ai souri, pendant un instant, tout était à sa place, le soleil, Tawney, la confession. Après ça donnait le vertige tellement l'intrigue avançait, c'était monstrueusement stressant, un condensé de la saison sur une heure. Les dernières minutes, avec le combo violon + piano et les multiples scènes qui se chevauchaient, étaient juste démentes, ça devrait interdit de faire des trucs comme ça. Bien sûr, ça finit sur un cliffhanger. Comme je plains les pauvres gens qui ont dû attendre un an.

Et les Lumineers à la fin x___x

Et du coup, un grand merci à ceux qui n'ont pas relevé que j'avais dit que le personnage de Clayne Crawford était secondaire et insignifiant, quand j'ai commencé, et que j'étais encore en train de me rassurer que j'étais pas en train de faire ma fangirl (enfin, pas trop). Mais alors non seulement son perso est super méga important pour l'intrigue, mais il est putain de démentiel dans sa dualité constante. Un épisode tu le détestes (il a une tête à baffes, c'est clair et net), le suivant tu le prends en pitié, puis tu le re-détestes deux minutes après. Fuuu.

Publicité
21 octobre 2016

Rectify - 2x09 - Until You're Blue

Je crois que la musique faisait 80 % de l'épisode. Je ne sais pas ce qui est le plus émotionnellement compromettant, du violon, du piano ou des balades pop à la radio. J'ai failli faire douze attaques avant même le générique. Quand je parlais de courbe descendante, je ne pensais pas qu'ils allaient sortir les pelles et se mettre à creuser. On ne touche plus le fond là, c'est pire encore, c'est de la cruauté scénaristique teintée de folie, parce qu'à force de pousser les personnages, ils vont tous finir par craquer.

Je le sens pas trop, du coup, le finale juste après là...

19 octobre 2016

Rectify - 2x08 - The Great Destroyer

Oh no.
Cet épisode était sublime d'un bout à l'autre. Autant le précédent était un peu bordélique, pas totalement fini, autant celui-là était ciselé comme une oeuvre d'art. La scène avec Tawney dans le pecan grove était à tomber. Je n'aime pas le viol
on, et putain que c'était parfait. Toutes les scènes avec Tawney en fait. Mini attaques d'apoplexies entrecoupées de scènes tellement banales, des respirations nécessaires au milieu de tout ce drama. Les révélations de l'ancien shérif, les questions de Daniel dans la voiture, la gueule de l'avocat quand il téléphone au procureur... Tout a un sens, tout est parfait - et diabolique. Jusqu'à la chanson finale. Cette série...

Me in front of any other series: this needs more angst. A shitload of angst.
Me in front of Rectify: *ugly sobbing*
Also me: No more angst please. Let them be happy for once.

19 octobre 2016

Rectify - 2x07 - Weird As You

C'était un peu décousu, par moments, mais il y avait des choses tellement superbes. Le début, la non-confession de Teddy pour protéger sa famille ( dans le fond, il est pas si con), la pseudo-confession du gars dont j'ai oublié le nom qui mijote un truc pas net avec les affaires de George... C'était dangereux et malsain, le tout imbriqué dans un tissu de mensonges tel que les personnages commencent à s'auto persuader de leur véracité.

En fait ça reprend comme au début de la saison, avec pas mal de choses bien vues, mais aussi beaucoup d'éléments dont on ne sait pas du tout quoi faire. Jusqu'à la confession au shérif, ça suivait un chemin descendant, après on a eu l'euphorie et l'annonce du bébé, mais là... on ne sait à nouveau plus où ça va. C'est ça qui est super, ça peut aller dans tous les sens, techniquement. Ça peut virer à la chasse à l'homme comme ça peut rester dans les non dits et on va poireauter jusqu'au procès sans savoir...

Les titres des épisodes suivants ne m'inspirent rien de très joyeux, cela étant dit.

17 octobre 2016

Rectify - 2x06 - Mazel Tov

Fuck me.

Moi qui me disait qu'on avait enfin quitté le territoire des trucs glauques, et qu'on avait enfin une vision heureuse d'un futur possible... La 2e branche tombée, incongrue, était à l'image de l'épisode, un grand coup de masse derrière la nuque. C'était un mix réussi entre happiness et awkwardness. Comme j'étais heureuse, mais heureuse à en pleurer, que Ted Sr. prenne la défense du cadeau de merde de Daniel. La scène est sublime, toute cette tension pendant le repas, cette désapprobation non verbalisée, cette tristesse qui n'a aucune façon de s'exprimer quand le cadeau est critiqué par tous. Et la manière dont tout s'arrête dès que le beau-père intervient. C'est démentiel et tellement juste à la fois. Encore une fois, mais c'est ma référence en terme de série cathartique en même temps, c'est au niveau de The Leftovers, dans les non dits et les silences et le jeu des acteurs d'un autre monde une fois qu'on est entré dedans ; peut-être même au-delà, parce qu'il n'y a pas une once de surnaturel dans cette série-là. C'est parfait à un degré de perfection inégalé.

Ça fait 6 épisodes que je me dis qu'il faudrait que je regarde le nom de la fleur des champs dont Daniel parle dans le 106, dans sa "confession" (pas de subs sur la saison 1, grr). "Jacob's ladder", putain, le titre de l'épisode prend un 2e sens, et cette confession de folie devient encore plus folle. Je suis sûre que si je revoyais tout, je verrais deux fois plus de symboles, d'échos et de symétries, alors que j'en vois déjà plein. C'est superbe.

Et la scène à l'enterrement de l'avocat, on en parle ? Et la pute du sénateur ? Et la chanson à la fiiiiiin ????? *pan*

En fait, plus sérieusement, je pense que la force de Rectify c'est qu'ils arrivent à rendre intéressante absolument chaque histoire, de chaque personnage - et pas seulement parce qu'ils sont tous liés et que chaque élément a des répercussions (parce que c'est super bien écrit), mais aussi parce que ce n'est jamais totalement artificiel, simple, évident. Il n'y a pas de faiblesses ou de failles, juste des trucs peu clairs sur le moment, qui deviennent magnifiques une fois remis dans un contexte plus large.

16 octobre 2016

Rectify - 2x05 - Act As If

Cette fois c'était joyeux et fou fou. Plein de nouveaux départs et de choses positives, plein de chouettes musiques. Ça va tourner court, on le sait, mais pour l'instant, c'est joyeux, pour tout le monde (à part peut-être Ted Sr., le pauvre, il est pas dans le coup...).

J'ai passé la nuit à me demander comment ils allaient appeler le gosse... Ted Jr. Jr. ? Teddy² ? C'est d'un con ><

Publicité
<< < 1 2 3 > >>
Sérivore
Publicité
Publicité
Publicité