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13 août 2013

Ray Donovan - 1x07 - New Birthday

Deux métaphores : l'état d'une fourmilière après qu'on y ait donné un grand coup de pied, et ce geste désespéré qu'on fait pour ramasser tous les éléments d'une pile qui s'écroule.
Au début de l'épisode, je me disais que quand même, le rythme était to
ut merdé. Trop de silences, trop de rien, sa meuf m'énervait, etc. Et puis Boston, et puis toute cette symétrie flippante, dans les images, dans la construction, dans les époques, les morts et les familles. La panique qui s'installe, parce que c'est hypra lent et hypra condensé à la fois, et qu'on ne sait plus où donner de la tête maintenant qu'on a toutes les cartes en main.
Il y a tellement à raconter, en fait. Au début, j'étais dubitative quand ils ont renouvelé la série. Mais passé la moitié, maintenant qu'on sait le pourquoi de la plupart des questions du début, il reste à déterminer le comment, et les mystères n'ont de cesse d'en appeler d'autres.

Fu, faut que j'arrête d'aller lire des critiques quand l'univers entier est contre moi. C'est déprimant. Apparemment ce show est raciste, misogyne, trans et queer bashing, et personne ne devrait le regarder. Sauf que... c'est justement parce que les personnages ne sont pas tous des Blancs moyens et bien pensants que c'est intéressant. Parce que le concept même, c'est que les personnages sont tous des anti-héros sans aucune morale qui voient leur jolie petite vie bâtie sur des mensonges voler en éclats. Oui, c'est misogyne. Oui, c'est raciste. Oui, des blagues sont faites sur les gays. Mais Ray finit par donner son fric au trans pour son opération, sa femme le hait pour toutes les bonnes raisons, Mickey a un fils noir... Faut arrêter cette levée de bouclier chaque fois qu'un média adresse la question autrement que par des clichés ou des mièvreries mal tournées. Ça me rappelle la folie qui avait suivi la torture de Michonne par le Governor. Donc, en gros, si un Blanc avait torturé un autre Blanc, personne aurait râlé. Mais si c'est un Blanc contre une femme Noire, c'est raciste ? Est-ce que l'idée même de TWD n'est pas de montrer que tous les humains sans exception cachent une part d'inhumanité ? Enfin je m'égare. Mais ça m'énerve. D'avoir à me justifier mentalement de regarder un show critiqué. Toisson personne d'autre regarde, donc bon.

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25 août 2013

Hannibal - 1x09 - Trou Normand

Je n'aime toujours pas la plotline d'Abigail Hobbs (mais j'adore GJH, donc bon... vu que tout est lié, on peut rien jeter), mais cet épisode avant le mérite d'apporter des réponses tranchées et claires, contrairement au 3e, qui m'avait mise hors de moi. Par contre, faudra qu'ils m'expliquent comment personne n'arrive à soupçonner Hannibal Lecter de quoi que ce soit. Will a une excuse, il est en passe de devenir complètement toc toc. Crawford a une excuse aussi, il est perturbé de la vie. Mais Alana, putain, elle pourrait ouvrir les yeux et réfléchir un peu. Même Du Maurier, je suis sûre qu'elle sait. Ou alors tout le monde sait et personne ne dit rien.

26 août 2013

Hannibal - 1x10 - Buffet Froid

Okay, sur une échelle de Supernatural à Breaking Bad, cet épisode était à quinze The Walking Dead. C'est moche de provoquer des syncopes parmi les spectateurs.
Le syndrome de Cotard, c'est un des trucs les plus fascinants et terrifiants qui soient. Cr
oire qu'on est mort, ne pas savoir ce qui est réel ou non, penser que tout le monde est un ennemi. L'horreur la plus totale. C'est aussi le premier épisode où j'ai dû détourner le regard, parce que c'était sincèrement insoutenable. Et c'est intéressant de voir que ça devient insoutenable en partie parce que la limite entre réalité et imagination est brouillée.
Will qui s'écroule comme un château de cartes, l'horloge qui coule, l'encéphalite et la mort du neurologue... tout ça je me l'étais (volontairement) spoilé, mais ça n'en était pas moins affreux. On entre dans la manipulation pure et simple, où Lecter ressemble à un chat qui joue avec une souris à moitié morte. A plusieurs reprises, j'ai pensé à Dragon Rouge, et c'est une bonne chose je pense. Parce que même s'ils se sont énormément éloignés du roman, même s'ils sont partis dans des digressions fantasmagoriques à partir d'une phrase ou deux, ça reste conforme dans l'esprit.

Me, watching Hannibal, a short story:
"No no no no NOPE no no noeeees no what the fuck are you doing Dr Lecter no no noes why dear lord can't you see that his name rhymes with cannibal no oh GOD why nope fuck."

12 novembre 2013

Ray Donovan - 1x11 - Bucky Fuckn' Dent

C'est le genre de truc où je m'en veux horriblement d'avoir attendu si longtemps avant de mater. Bloquage psychologique, soudain les planètes ne sont plus alignées, et je suis persuadée que ça me plaira pas, que c'est pas bien, qu'ils arriveront pas à finir la saison de manière satisfaisante. Je laisse tout tomber, et je fais l'autruche. Et quand je finis par m'y mettre, et que c'est un truc parfait sur tous les plans, je m'en veux terriblement.
Rien que le "previously", j'étais en mode auto-flagellation. Comment j'ai pu laisser ces personnages auxquels je tenais tant dans un tel merdier, sans avoir l'obligation morale de regarder la fin. Je sais pas. Visuellement, cet épisode était un des meilleurs ; les jeux de lumières, les grandes scènes pleines de détails, où chaque chose est à sa place, et les personnages brisés de plus en plus à chaque instant. Oh dear. La grande révélation, celle qui fait chialer de rage, je l'attendais depuis le tout début. Mais ça fait quand même mal. Encore une fois, comme dans toute la saison, mais tellement intelligemment, ils sont sur la corde ; les propos des personnages sont tous moralement discutables, mais ils sont tous convaincus du bien fondé de leurs actions. C'est une mécanique bien huilée qui soudain implose. Je m'en veux d'avoir douté.

7 novembre 2013

Sunny in Philly - 9x10 - The Gang Squashes Their Beefs

Probablement un des épisodes les plus immoraux de la saison. Mais qu'est-ce que j'ai gloussé comme une andouille tout du long... L'esprit de Thanksgiving revisité à la sauce white trash, c'était superbe. Pas mal de jeux de mots complètement nuls, ça manquait. Et le running gag avec l'oeil de Liam McPoyle, c'était impossible de rester sérieux.

Mais du coup je saurai jamais si c'est réellement devenu mieux ou si c'est uniquement l'effet post-Pacific Rim...

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7 novembre 2013

Revolution - 2x07 - The Patriot Act

Que d'émotions. Je suis passée du boudage à l'anticipation fébrile en l'espace de trois épisodes. Comme quoi quand ils s'appliquent, ça fonctionne. La NBC a même arrêté de mettre en avant leur putain d'OTP qui pue, et de revenir aux fondamentaux (Miloe forever).
En vrac : le début était parfait parfait puissance 120. J'avais peur qu'ils nous sortent une ellipse pourrie, mais non, on a eu tout ce qu'il fallait de détails qui font mal au cœur. La discussion était pleine de regards et de silences parfaits. Quand ils veulent, c'est grandiose.
Blabla les Patriotes. Meh. Les flashbacks étaient pas terriblement convaincants (même si le vieux de 7 à la maison est vraiment bon dans le pathos exacerbé), et l'ensemble se trainait laborieusement. Le "méchant" est sous exploité, et son accent énervant (même s'il risque d'être sympa dans Banshee, où je suppose qu'il jouera un Ukrainien). Bien aimé les mensonges permanents, à tous les niveaux. La petite mention à Randall Flynn en passant.
La plotline de Neville et son fils est toujours géniale. Je sais pas trop comment/quand ils vont raccrocher les wagons avec le reste, mais j'ai hâte qu'ils unissent leurs forces avec l'autre groupe.
(HS : c'est moi où ya un truc vraiment louche avec Cynthia ? Genre... vraiment... théorisable à mort.)

Car oui, j'ai enfin retrouvé le truc, et je ne suis pas folle, sa soeur morte s'appelait aussi Cynthia. Donc... hmmm. Potentiel Kripke-ien en plein.

25 septembre 2013

Pilotes (4)

Mom - 1x01

Terriblement anxiogène. J'ai failli pas tenir jusqu'à la fin. Pourtant le pré-générique était drôle.

The Blacklist - 1x01 - Pilot

Le début était naze. Gros plans sur divers drapeaux américains, EVERY fucking WHERE. Des gyrophares indoors, une scène d'ouverture ridicule au possible, et qui n'était pas sans rappeler The Following. Encore des drapeaux, blabla, je suis un méchant mais je veux aider le FBI for whatever reason, deal with it bitch. Oh, et je veux parler à une pintade qui débarque, parce que ça serait pas fun sinon. Ladite pintade est profiler (ahaha), se décrit comme ayant des tendances autistiques (classique -_-) et est TOUJOURS bien coiffée, même après s'être pris un semi-remorque et du gaz lacrymo dans la gueule. La classe. Impliquait un terroriste vaguement soviétique (pour l'accent), un chimiste vaguement latino (erf), une petite fille (parce que c'est si mignooon, instinct maternel, souvenirs de son enfance brisée, blablablabla) et des bombes à Washington (because REVENGE. Sérieusement, ils ont passé 10 min à faire des conjectures devant leurs putains de tableaux pleins de photos et d'indices, alors que c'est toujours une histoire de vengeance qui pue). Après j'ai accéléré, donc je sais pas trop. Ça court partout, le mignon mari de la pintade est en fait un espion ou je ne sais quoi. J'en ai rien à faire. J'arrête.

19 octobre 2013

Revolution - 2x04 - Patriot Games

Je vais appeler cet épisode "weird-ass episode". C'était... à la fois merdique et génial, mais plutôt merdique quand même. Les scènes avec Bass, Charlie, Bass qui parle de Miles, Charlie totalement badass, le whump Miles-ien, c'était bien. Le reste, on peut jeter. Non, gardons Neville quand même. Mais vraiment, un gros bleh pointé. Autant le précédent je l'avais trouvé psychosé et trop rapide, autant dans celui-là on se faisait bien chier. Trouvez un juste milieu, bon sang !
Après... l'intrigue avance, vaguement, dans des directions qui ne me satisfont pas totalement. Mais Miles qui s'auto proclame "la résistance" c'était wouhou.

4 octobre 2013

Super Fun Night - 1x01 - Anything for Love

Oh. Etonamment chouette. J'étais en train de virer des pilotes sans même les regarder, j'ai décidé de lancer la vidéo juste pour voir si c'était potable... et j'ai fini par tout regarder, en gloussant, en chantant, et en partageant des citations. C'est drôlement bien écrit, les répliques font souvent mouche, les acteurs sont très chouettes. Bien plaisant. Les trois nanas, c'est trois versions de moi, c'est terrifiant. Et l'anglais mignon est parfait, awwww ♥

28 septembre 2013

Agents of SHIELD - 1x01 - Pilot

Mais c'était fort sympathique, cette petite chose... Avec tout le mal que j'avais entendu à son sujet, je ne pensais pas que ce serait regardable, alors qu'en définitive c'est bourré de défauts mais relativement chouette.
Ils sont quand même dans une p
osition particulière ; c'est une franchise avec un setting et des personnages connus, dans un univers déjà exploré sous plusieurs formes. Donc, fatalement, j'ai envie de dire, c'est un peu décevant. Ça rappelait Heroes, Mutant X, et plein de séries de super héros un peu mièvres. D'un autre côté, les personnages n'était pas totalement à jeter, même la conspirationniste était supportable, au final ; à développer, dirons-nous. L'intrigue était rondement menée et pleine de rebondissements à la fois faciles et sympas. Je sais pas vraiment quoi penser.
Reste que je suis un peu morte à l'intérieur quand Greg a déclaré que les Avengers ne savaient pas pour sa non-mort. Dans ma tête, Clint est au courant, et pi c'est tout.

10 août 2013

Hawaii Five-0 - 3x01 & 3x02

Hawaii Five-0 - 3x01 - La O Na Makuahine

Ha, j'avais oublié à quel point c'était naze, cette série. Et à quel point mon OTP était une pure perfection. J'ai gloussé comme une abrutie tellement les sous-entendus étaient évidents et délibérés. Après, Wo Fat, Shelburne, je me souviens tellement pas de l'histoire, et leur intrigue tient tellement peu la route, que j'en avais globalement rien à faire. L'évasion était un des trucs les plus ridicules que j'ai jamais vu sur CBS ; même dans une mauvaise fanfic, je pense que ça serait pas passé. J'allais dire que ça manquait d'émotions, mais la fin avec Kono/Adam et Chin dans sa maison vide, ça sonnait étonnamment juste. Pas assez de banter et de conneries, même si voir Steve défendre Vegas face à Danno m'a rempli de Vegas!feels que je savais même pas que j'avais.

Hawaii Five-0 - 3x02 - Kanalua

Ça enchaînait cliché sur cliché sur cliché, c'était presque douloureux à regarder tellement c'était ridicule et mal foutu. Avec parfois quelques blagues (et des clins d'oeils à mon OTP) pour me tirer de ma torpeur. Et alors que j'étais en train de m'endormir gentiment, le vieux se fait reverser par un camion de manière totalement inattendue, j'ai fait un bond, et du coup j'étais bien réveillée pour endurer la fin, qui n'apporte rien à part plus de clichés. Yeah.

2 août 2013

twentysomething 2x05-2x06 (finale)

Je me demande si d'ici deux ou trois ans, ils nous feront la saison 3, avec Jess et Josh en pleine crise de la trentaine. J'aime cette série, elle est imparfaite, bruyante, un peu angoissante dans sa vérité brute. Et en même temps c'est fou fou et dépaysant, plein d'accents australiens et de costumes excentriques.

9 avril 2012

Breaking Bad - 4x13 - Face Off (finale)

Best. Show. Ever. Period.

C'est dur de réfléchir sans cerveau, mais en gros, c'est un des finale les plus exceptionnels que j'ai jamais vus. Je me disais, pendant tout le début tranquillou de l'épisode, que cette saison 4, au final, me semblait bien plus creuse que les autres. Il y avait beaucoup moins de grands débats sur la vie, la mort, etc. C'était une succession de mensonges, de non dits, et d'illusions perdues. Et c'était bon, là n'est pas la question, mais creux. Volontairement creux, vide, muet.
Et la dernière partie de l'épisode, c'est rebondissement sur rebondissement au point que tu en peux plus. C'est magnifique, sublime, Gilligan joue avec nos nerfs comme pas deux, on sent que c'est diaboliquement pensé, dans les moindres détails. Tout, absolument tout était donné, et comme dans la saison 3, où je me suis fait avoir sur toute la ligne pour le finale, on avait encore une fois tous les éléments à disposition. C'est diabolique. C'est énorme, c'est une des séries les plus exceptionnelles qui soient. Avec du rien, du mensonge et du vide.

Et le plus beau c'est que ça fait quatre saisons que j'essaie de prophétiser mentalement les fins probables. Et j'avais pas envisagé un truc aussi glorieux et tordu à la fois.

Satisfaisant sur tous les plans. Autant j'avais mes craintes avant la saison 4, autant pendant j'avais encore un peu d'appréhension concernant ce qu'ils risqueraient de faire des personnages, autant là, je remets mon âme à Gilligan, qu'il la piétine allègrement, je m'en remets à lui.

Les personnages sont entièrement transformés, et ceux qui étaient silencieux se mettent à parler, ceux qui n'étaient qu'action ne peuvent plus bouger, ceux qui meublaient le vide pathétique de leur vie avec du bling bling et du langage creux arrêtent de parler. C'était un retournement intégral, pour tout le monde, et ça marchait drôlement bien. Peut-être parce qu'au bout de trois saisons, il n'y avait plus du tout besoin d'expliciter les agissements de chacun, et qu'on pouvait se passer de mots. Ou alors je cherche à trop y lire de choses et je suis folle. Mais j'aime qu'une série me rende folle. Effectivement, je sais pas si c'est parce que j'ai maté la saison en 5 jours ou quoi, mais ça m'a semblé bien plus court que les précédentes. Peut-être aussi parce que la courbe de saison est différente, et au lieu de s'enfoncer dans un bourbier inextricable, Walter et Jesse ont plus ou moins la main haute (the upper hand ? je sais même plus parler français, mondieu).

8 avril 2012

Breaking Bad - 4x10 - Salud

Mondieu, et moi qui me disais "cette saison est cool, mais ya pas encore eu d'épisode traumatisant". Bon, c'est chose faite, et c'était bon. Jesse est putain de bien, Mike et Gus le soutiennent et c'est bon, Walt appelle son fils comme son partenaire, se pète la gueule aux médocs et parle de la mort, pour pas changer. C'était... wow. La fin est wow.

7 avril 2012

Breaking Bad - 4x07 - Problem Dog

Oh shit oh shit oh fuck. Litanie mentale, ça tourne et ça tourne et oh my. The episode, so far dans la saison 4. Parce que tous les personnages reprennent de leur superbe, et la parole est revenue. Walter est littéralement bouffé par l'hubris, Jesse se débat, et Hank est sur la bonne piste (oh my oh my). C'est électrisant, diabolique et terrible.

5 juillet 2013

Falco - 1x05 - Le Petit chaperon rouge

La psy putain la psy c'était trop forcé qu'elle serait mêlée à tout ça. Ralala. C'est cliché à mort, c'est horriblement prévisible, c'est gentillet tout plein, ces petites éléments dans les enquêtes qui font avancer le cheminement intérieur du protagoniste principal, mais je peux pas m'empêcher de prendre mon pied. Clément Manuel joue toujours mal, et il me fait toujours penser à Gauvain (en plus il est lyonnais, ça n'aide pas), mais c'est aussi un comic relief vraiment sympa. En fait, on est plus proches d'un Endgame que d'un Republic of Doyle, si on reste dans les comparaisons avec des séries canadiennes que je suis la seule à regarder. Pleine de petits détails factuels agglomérés autour d'une intrigue ultra mince et d'un lead character charmant à souhait. Et bah... moi ça me suffit.

7 juillet 2013

The Glades - 4x02 - Shot Girls

Moué, bof. L'intrigue principale était pas mal (classique, avec du Jim marrant, et quelques blagues récurrentes sympa), mais putain ce que Callie me sort par les yeux. Heureusement que son gosse est pas si con, et qu'il a dit tout haut ce que tout le monde pense : tu sais pas ce que tu veux, marre. Enfin... je pense que je vais passer la saison à souhaiter sa mort, c'est pas très gentil pour Jim

7 juillet 2013

Ray Donovan - 1x01 - The Bag or the Bat

J'avais entendu dire que c'était bof, mou, pas vraiment original. Donc je ne m'attendais pas à grand chose. Et paf, Jon Voight dans ta face dans les cinq premières minutes : obligée d'aimer. Liev Schreiber en gros bras silencieux, deuxième excellent point. Alors on laisse se dérouler le truc, lentement, comme ça vient. Les images sont belles, les acteurs sont tous connus et très justes, mais surtout, c'est BIEN écrit. C'est écrit, même, contrairement à plein de séries actuelles. On sent qu'on est sur le câble, rien n'a la même saveur, ya de l'intelligence dans les plans, les paroles, les intrigues. J'ai beaucoup aimé le second degré constant sur le petit monde hollywoodien. C'est violent, limite trop. Les rares moments d'intensité, au milieu de cet épisode très lent d'une heure, sont VRAIMENT intenses. Le genre qui te file une petite poussée d'adrénaline, pas seulement parce que c'est violent ou plus rapide ou quoi que ce soit. Juste parce qu'à ce moment précis, tu sais que ce que tu vois a de l'importance. En conclusion : je veux la suite. Vive le câble. Vive Schreiber. Brr Voight.

4 juillet 2013

Under the Dome - 1x01 - Pilot

Ça oscillait entre le mauvais et le ridicule, avec de rares passages vraiment dignes d'intérêt. L'ensemble ressemble plus à un téléfilm catastrophe qu'à une vraie série. Les acteurs sont globalement mauvais, les personnages trop nombreux et caricaturaux. La ligne "Barbie, les gens m'appellent Barbie" m'a juste assassinée. Comment on peut dire un truc pareil en gardant une tête sérieuse. C'est juste hilarant, pile aux mauvais moments, ce qui me fait dire que c'est raté, voire très raté. Encore un truc qui va patauger dans son jus pendant une saison, sans apporter de conclusion satisfaisante. En plus Colin Ford joue comme un pet.

J'ai toutefois apprécié le couple homoparental et interracial, pas mis en avant, juste présenté comme un fait. J'ai aussi aimé les quelques scènes choc (même si les effets spéciaux sont un peu ratés, des branches coupées mais pas dans le bon sens, des avions qui s'écrasent à l'intérieur du Dôme, avec une courbure d'impact vers l'extérieur...), mais ça ne fait vraiment pas tout.

10 juin 2013

Supernatural - 8x19 - Taxi Driver

Ouh là que c'était mauvais. Mauvais mauvais mauvais. De bout en bout. On aurait dit un extrait de saison 6 perdu au milieu d'une saison 8 plus ou moins potable. Mal écrit, personnages réutilisés de manière totalement anarchique, décors nuls, effets spéciaux moches, aucun suspens, des jeux d'acteur... particuliers. Un personnage sacrifié pour pas grand-chose. Le retour totalement naze de Bobby. Un gros meh pointé.

7 juin 2013

Criminal Minds - 8x23 - Brothers Hotchner - 8x24 - The Replicator (finale)

Quel merdier, ce finale. Déjà, c'est un double épisode qui n'a aucune raison d'être, vu que les deux parties n'ont absolument aucun rapport, à part l'arrivée du Replicator à la fin de l'avant-dernier. C'était un conglomérat de trucs choquants (les morts par overdose du premier épisode, les tours de passe passe du Replicator dans le deuxième), et de trucs niais (violons, etc.), mais le plus dérangeant, c'était la quantité d'informations qui tombent de nulle part, juste comme ça. Depuis quand Aaron a un frère ? Depuis quand Rossi et Strauss sortaient ensemble ? (Un peu plus tôt dans la saison je suis tombée des nues parce que j'avais oublié que Penelope et Xander avaient rompu...). La fin était bien, toutefois, et j'ai vraiment cru que Rossi allait y passer. Un peu trop de "on sauve les meubles à la dernière minute", mais pourquoi pas.

29 mai 2013

Republic of Doyle - 4x08 - Multitasking

Il donnait sérieusement mal à la tête, cet épisode... C'était laborieux, jusqu'à ce que ça re-devienne con-bien comme avant. Tout un tas de délicieux choix totalement pas judicieux, comme foutre les caméras embarquées à l'extérieur de la voiture (ça donnait à toutes les scènes sur route un air totalement rétro/kitch), ou teindre une ex en blonde (histoire que je suis bien perdue avec tous les personnages qui revenaient de partout...).

31 mai 2013

Republic of Doyle - 4x10 - Gimme Shelter

Gngngn. Par moments, je me disais, putain, c'est quand même très très mauvais. L'aspect plan-plan comédie con, les intrigues qui tiennent pas debout et la répétition constante des mêmes motifs... Mais, dans le fond, c'est fun à regarder. On s'est attachés, et voir martyriser de si bons personnages, ça fait toujours plaisir. (Cela dit en passant, il y a un épisode de la saison 2, je crois, où Jake se fait presque rouler dessus, et j'avais écrit (dans ma tête...) une fanfic sur les conséquences des côtes cassées. C'était sympa.)

19 mai 2013

Chicago Fire - 1x21 - Retaliation Hit

La "morale" de l'histoire ? Les salauds gagnent à la fin, et les gentils n'ont que les yeux pour pleurer. C'était globalement du déjà vu, et c'est tout ce que j'aime pas dans ce genre de séries. C'est pour ça que j'avais arrêté Urgences, entre autres. Le sentiment qu'on ne peut rien faire, et que ceux qui mentent l'emporteront quoi qu'on fasse, ça me déprime.

10 février 2013

The Walking Dead - 2x03 - Save the Last One

Purée, c'était bon. Le genre plein de blabla, mais qui sonne tellement horriblement juste, qu'on s'emmerde pas une seconde, et qu'on en ressort tout traumatisé. Avec en prime pas mal d'action, j'ai fait des bonds et poussé des cris, c'était très épique. Pour le coup, les spoilers rendent le truc encore plus horrible, comme quand on regarde un épisode pour la deuxième fois, et qu'on voit les choses cachées. C'était très fatiguant pour le cœur tout ça.

Moi, devant TWD, c'est presque autant pathétique que devant des trucs du style Doctor Who. Je couine, je gesticule, je chiale. Franchement, faudrait m'enregistrer, ya une étude sociologique à monter...

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J'ai beaucoup cogité hier soir, vu que c'est visiblement le propre de cette série, faire réfléchir avec du rien, et j'essayais de comprendre les reproches que tous font à la saison 2. Aussi bien les fans que les détracteurs, ceux qui ont arrêté à la saison 2 ou ceux qui ont continué, tous ont l'air de s'accorder pour dire que la saison 2 est trop longue, chiante, pas bonne.
Moi, techniquement je fais partie des détracteurs, vu que j'ai jeté la série au bout d'un épisode et demi il y a trois ans, mais... le propre du fangirlisme, c'est de trouver des raisons pour mater les choses, et la dévotion n'en est que plus violente. Je suis donc une fangirl. Celle qui voit les défauts mais n'en tient pas compte.

Et donc, pour moi, pour le moment, cette saison 2 est juste parfaite, dans sa réflexion horrible sur la mort, le suicide et la fin des temps. La saison 2, elle est résolument tournée vers le futur, un futur impossible, qui n'existe plus, alors que la saison 1 était tournée vers le passé. Et paradoxalement, il y avait plus de plot que de character development dans la saison 1.
Il n'y a qu'à voir les titres du 101 et du 201 : Days Gone By/What Lies Ahead. Le passé/le futur. La saison 1, c'était les personnages qui regrettaient leur vie passée, c'était l'attachement aux photographies, c'était l'espoir de revenir à cet état pré-apocalypse (l'espoir de courte durée du CDC).
L'autre différence, c'est le mouvement dans la saison 1, et l'apparence statique de la saison 2 (pour le moment du moins). La ferme comme point central, l'autoroute qui ne mène plus nulle part (par opposition à l'image de l'entrée d'Atlanta de la saison 1), l'impossibilité de partir - paradoxalement à cause d'un attachement au passé (Sophia disparue, la famille Greene dans la grange).

La saison 2, c'est la contemplation de la mort et du suicide, tout le temps. Du coup, le propre de la série est exacerbé dans la saison 2 : aucun plot development (on ne sait pas pourquoi cette épidémie, on n'a nulle part où aller), et que du character development. Ce sont les personnages qui sont au cœur du show, au cœur de l'histoire (ce sont eux qu'il faut craindre, et pas les zombies, cf. saison 3).

Alors oui, on peut résolument dire qu'il ne se passe rien. L'histoire n'a pas avancé, et l'histoire a horriblement avancé. Le 203 est construit, en gros, sur des personnages qui papotent. Les seules avancées narratives, ce sont l'opération de Carl, et la mort d'Otis. Mais tout ce que ces actions sous-entendent, c'est là l'important, à mes yeux. L'idée qu'il serait peut-être mieux de laisser mourir le gosse. L'idée que la morale humaine n'a plus court, et que seule prime la survie du plus fort.
Globalement, ils sont très très proches du comic book, à ce niveau-là, même s'ils ne suivent pas exactement les mêmes routes.

Le seul qui diverge, techniquement, c'est Daryl Dixon. Sa plotline avec Merle ne correspond pas au moteur du show. L'histoire avance quand quelqu'un meurt, par les répercussions que ça entraîne chez les autres personnages, les décisions qui sont prises (Amy, Jim, le CDC, Otis, la survie de Carl...). Mais la plotline des Dixon implique disparition, mutilation, vengeance. Pas mort. Il est plus proche de la Michonne du comic book, à ce compte-là - le personnage en dehors du délire, qui n'a pas établi clairement les frontières entre la vie et la mort, le passé et le présent.

Dans le 203, tous les characters developments sont tournés vers le futur - Andrea, les Grimes, Shane, tous doivent considérer la valeur de la vie et prendre une décision : ne pas se suicider, tenter l'opération, sacrifier un camarade. Daryl, son character development passe par une petite histoire inepte, comment il s'était perdu en forêt étant gamin. Et c'est ça qui me fait dire qu'il n'a pas bien établi les frontières passé/présent - comment sinon ferait-il le lien entre son expérience (qui se finit bien), et celle de Sophia. Je veux dire, hello, zombies ?? Tout à changé, mais ça a pas l'air d'entrer en ligne de compte pour lui.

Pareillement, la plotline (pas encore révelée) de Hershel Greene, c'est l'attachement au passé qui finit par conduire à la catastrophe. Sous couvert de réflexions philosophiques - c'est la nature qui se rétablit, ça va passer, l'humanité a connu pire - c'est en fait un gros égoïste pas capable de considérer la mort de ses proches. Pourquoi pour lui, c'est raté, et pour Michonne/Daryl, c'est réussi ? La solitude, peut-être. Enfin bref, j'en suis pas là, mais tout ça pour dire que je défendrai la série jusqu'au bout, saison 2 incluse >< fangirlisme, yeah !

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