The Walking Dead - 3x12 - Clear
J'ai mis longtemps à le voir, cet épisode. L'arc précédent était chiant, Andrea me sort par les yeux, le Governor n'est qu'une pâle copie de son homologue du comic book, et après les montagnes russes émotionnelles du début de saison, ça menaçait de s'enliser furieusement. Les échos n'étaient pas bons, je n'attendais plus rien.
Et du coup, j'ai pris l'épisode comme ça venait, avec ce recul un peu hautain, toujours à questionner le bienfondé de leurs choix d'adaptation.
Je savais plus ce qu'ils foutaient là, mais ça tombait bien, c'était un peu le thème de l'épisode. Trois personnages paumés au milieu de rien... et le questionnement lancinant, "est-ce que ça vaut le coup ?", alors que tout ce à quoi on tenait a disparu, alors que les chances de survivre sont minces, alors que la réalité se fait confuse.
Il y avait des moments prodigieusement vrais, dans le dialogue Morgan/Rick. Ils en ont fait un personnage limite plus intéressant que dans le comic book. Les décors y étaient pour beaucoup, vu que l'atmosphère faisait tout, dans cet épisode.
La symbolique, les parallèles, le soin apporté à la photographie. C'était prenant, flippant. Juste ce qu'il me fallait pour reprendre espoir. Pour me dire que oui, cette saison 3 est décidément très chouette, qu'importent les longueurs, les digressions et les facilités.
Et sérieusement ? La référence à Montesquieu ? La photo dans le bar ? Le putain d'auto-stoppeur ? C'était... parfait. Délirant, malsain, et parfait.
Juste quand j'avais fait une croix sur l'intérêt intellectuel de cette série, juste quand j'avais fait une croix sur l'intérêt zombiesque de cette série, je m'en prends plein la gueule, et je sais plus quoi faire de tous ces feels.