Je lance l'épisode un mouchoir à la main, car je sais que je vais chialer tout du long. Et... bizarrement non, c'est presque joyeux (selon les critères de la série), ce début. Le thème au piano est différent, il y a une note d'espoir dans le discours de Laurie qui tente de sauver les Guilty Remnants avec son fils. J'ai grave tiqué quand ont résonné les premières notes de la version piano de Where Is My Mind (oui, la même que dans Mr Robot) ; j'ai pensé "et voilà, ils ont merdé, le faux pas". Mais, alors que les images défilaient, et que le piano tentait de dire tout ce que les Remnants ne disent pas, tout ce que Laurie ne peut pas dire à Jill, tout ce que Tom ne dit pas, ça a pris tout son sens, et c'était juste, très juste. Les échos entre les épisodes sont toujours omniprésents, et ils en jouent beaucoup. On assiste à des scènes d'un autre point de vue, on entend des bruits de fond qui forment un puzzle intrigant (le ressuscité australien...), un bruit blanc plein de doutes métaphysiques et de certitudes enthousiasmées, qui expliquent le succès de la secte. Il y avait des choses malsaines, aussi, dans cet épisode. Très malsaines mais nécessaires, peut-être. La fin m'a tuée, et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, tellement c'était libérateur et enivrant d'écouter Tommy et Laurie fabriquer un mensonge pour donner une raison de vivre aux rescapés de la secte ; Holy Wayne était le personnage le plus transcendant de la saison 1, et à l'image du motif de la résurrection qui se dessine en arrière plan, il était logique qu'il soit ramené à la vie à travers Tom. Même pour de faux, même pour "faire comme si" ; parce qu'on a envie d'y croire même si on sait que c'est que du faux.