Hannibal - 2x03 - Hassun
Oh. J'en ai eu les larmes aux yeux tellement c'était cruel et parfait à la fois. L'amour d'Hannibal pour l'esprit de Will est juste palpable, c'est répugnant et fascinant à la fois.
J'ai pas arrêté de pousser des cris d'abrutie. Quand j'ai réalisé que l'avocat c'était Shawn Doyle (j'avais envie de lui crier "fuiiiis, idiot, avant de finir découpé toi aussi"), quand ils ont enfin réutilisé le pendule pour annoncer les visions de Will, quand la porte s'est ouverte sur cette scène d'horreur avec le juge, son cerveau et son coeur dans la balance. C'était digne de Seven, tout ce merdier. C'était beau et décadent, un poil too much, et en même temps on s'en fout.
Du coup, je me demande si l'admirateur de Will, le deuxième tueur, c'est réellement Hannibal. Ce serait la solution de facilité. J'attends le twist.
J'ai apprécié le filtre sépia réinventé - dans les tons verts, avec toujours des couleurs chaudes (rouge, ocre) pour annoncer le danger (Hannibal, Freddie Lounds, Alana Bloom, l'explosion, le pendule...). Ça m'a rappelé dans une moindre mesure l'excellente série Awake, qui m'avait rendue folle avec son symbolisme chromatique.
(HS ou presque : c'est intéressant de voir qu'au moins trois personnages roux dans la vie ou dans d'autres séries sont bruns ou blonds. L'avocat (Shawn Doyle), la meuf du FBI (Miranda de Sex & the City, j'ai mis un moment avant de la resituer) et Bedelia DuMaurier. C'est intriguant comme choix. Il n'y a que Freddie Lounds qui flamboie.)