Par où commencer...
Déjà, cet épisode, c'est l'épisode qui m'a fait réellement considérer l'idée de reprendre la série. J'avais quasiment vu l'intégralité en gifs sur tumblr, et lu plus de la moitié du script en citations. J'ose même pas imaginer dans quel état mental je serais si ça n'avait pas été le cas. Il est terrible, cet épisode, parce que c'est plus ou moins le quatrième acte d'une tragédie, sauf qu'on nous montre et la scène et les coulisses. Les ficelles sont apparentes, les trappes et les poulies sont visibles, les apartés sont fictifs, et pourtant, c'est grandiose.
Bizarrement, plus je regarde, plus j'adore, moins je conçois du slash au sens propre. "La possibilité d'une amitié", oui, mais pas de slash. Alors que les piques abondent, et qu'ils n'ont de cesse de parler de sérénade ou de cadeaux amoureux ; mais uniquement dans le cas unsub/Lecter.
Hannibal vs tragédie grecque :
La triade de scientifiques judiciaires serait le chœur, avec Jack Crawford en guise de Coryphée. L'interchangeabilité supposée de Lecter et de Graham, soulevée par Du Maurier, tout comme la capacité de Will à se mettre à la place des unsubs va dans le sens du protagoniste unique, de l'acteur multi-usages. On a à chaque fois la double notion de terreur et de pitié, et je ne peux pas me prononcer pour les autres, mais sur moi la catharsis marche plutôt bien. Le fait que ce soit adapté d'un livre, et donc d'une histoire connue avec les personnages pré-existant, colle avec la récurrence des thèmes mythiques, réinventés ad nauseam.