Je m'attendais à un truc chiant et laid vu les échos, mais ça s'est révélé beau et entraînant. Je l'avoue, ma seule et unique raison pour tester la série était la présence de Visnjik. Son accent est hypnotisant, c'est limite pire que l'accent russe de Shawn Doyle dans Endgame. Parce que c'est très subtil, et très réel. Au-delà de ce point de détail (ultra important, mais bon), la série est clairement prometteuse, pour une série de network. Il se passe pas grand chose, mais les décors sont vraiment bien foutus, on est dans un futur proche, et à chaque instant des petits détails nous le rappellent. La réflexion sur les machines capables d'apprendre, et ce que c'est d'être un être humain (et la tirade pour remettre à sa place la scientifique croyante qui assène que sans âme, une machine ne vit pas, j'ai adoré), on était très loin du postulat de départ - à savoir une version genderbend de The Astronaut's Wife. Ici c'est Halle Berry qui rencontre Dieu sait quoi dans l'espace, et revient enceinte. Toute la scène de la rencontre est ultra méga flippante, Doctor-Who flippante. Le genre qui hérisse les poils et fait craindre le pire, tout en sachant que ça ne versera pas dans l'horreur de toute manière. Faire peur avec du commun, du banal. La simple absence de clignements d'yeux était terrifiante, en fait.