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15 juillet 2013

Ray Donovan - 1x03 - Twerk

J'aime cette série, parce qu'elle ne met pas les formes. Une série, c'est un "previously", une scène pré-générique, un générique, des coupures, des reprises, un rythme pré-établi, une fin en cliffhanger et un générique de fin souvent coupé/inutile. On est en terrain connu, le genre se différencie nettement d'un film. Là... on sait plus où on met les pieds. La moitié du cast s'est échappé de divers films, il n'y a pas de générique, et pour les moments clefs et la progression préconçue, on repassera. C'est beau, parce qu'on nous prend pas la main, pour nous montrer les choses. On est lâchés dans cette histoire de famille et d'argent, pleine de secrets et de trucs qui se sont passés "avant". Dans un sens, ça me fait un peu penser à Banshee, en moins n'importe quoi. J'avais oublié combien les séries au long court étaient plaisantes. Reprendre la même intrigue là où on l'avait laissée, avancer un tout petit peu, et attendre que la suite se déroule. C'est pas un film, c'est pas une série formatée. C'est un concept.

A ceux qui disent que c'est pas une série intelligente, j'ai envie de dire, vous avez du caca dans les yeux. C'est subtil, dans le sens où tout n'est pas assené, décortiqué, expliqué. Les personnages font des choses, et on ne sait pas tout de suite pourquoi. On fait des suppositions, on suit le mouvement. Et les pièces se mettent en place, progressivement. Sans jalons, sans petites roues, poussé dans la pente.

Bref, revenons à ce troisième épisode. Un protagoniste sort de l'ombre, et la fin donne envie de crier dans son poing de rage tellement ça va pas dans le sens qu'on attend. A chaque fois je mate la preview à la fin et me dis que je devrais pas, enfin passons. Toute l'intrigue sur le jeune chanteur était dérangeante (et ça a pas l'air d'aller en s'arrangeant). Mikey est nauséabond, et le contrepied avec le deuxième épisode est saisissant. Exit le grand-père brut de décoffrage, un peu fantasque, avec des accents de vérité. Place au vieux roublard manipulateur et taré. C'est ça que j'aime. Rien n'est tranché, rien n'est évident. C'est un jeu de faux semblants, d'apparence, tout du long. Pareil avec Ray... un épisode, il est magnanime, compréhensif, ouvert d'esprit (l'argent qu'il donne au transsexuel), et le suivant, il n'a de cesse d'apparaître comme un gros misogyne. Mais ce n'est pas un défaut d'écriture. Juste l'histoire qui se déroule. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc, personne ne détient la vérité absolue.

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27 mars 2013

Adventure Time - 5x07b - Simon and Marcy

THE FEELS. OH GOD.
Ça donnait envie de rire, de pleurer, de se cacher sous sa couette, tout à la fois. C'était trop cruel et parfait à la fois.
La ville post-apocalyptique, la moto de Merle (han, ou alors c'était pas un clin d'oeil, je sais pas, je sa
is plus), le zombie dans la boutique, le putain de zombie radioactif, j'ai failli me chier dessus, les références à Zombiland (ou pas, je sais pas, je sais plus), la fin, la FIN, la chanson, la fin, la neige, c'était... *cries*

28 février 2013

Once Upon a Time - 1x04 - The Price of Gold

Bon, j'abandonne, tant pis. Tant pis pour MRJ, mais vraiment ça en vaut pas la peine. Je rematerai Terriers à la place, or something. C'est pénible, c'est cliché, c'est mal fait, c'est lourd, c'est mal joué, c'est chiant, c'est long, c'est pas mon truc, c'est cul cul, c'est plein de meufs chiantes et de robes et de bals et de meeeeeeeh. Fuck ça m'énerve, c'est affreusement frustrant. Pire encore que Grimm, qui était tout ça, les meufs en moins, le whump en plus. Là ya vraiment vraiment rien qui rachète le truc à mes yeux. A part MRJ. Mais il est pas encore là, et je suis sûre que ça me gonflerait sûrement. Je tiendrai pas jusqu'à la s2, donc tant pis. Bleh.

Mais je sais ce qui a tout cassé, à mes yeux. C'est l'écart entre l'attente et la réalité - le sentiment d'avoir été lésée, alors que nulle part c'était écrit que ça serait comme je pensais que ce serait. C'est le souci des vrai-faux spoilers, et des séries pour lesquelles on se monte la tête avant de les mater - des fois ça passe, et souvent ça casse. Là, je pensais très sincèrement qu'il y aurait communication réelle entre les deux "mondes", or depuis le pilote, c'est néant. Le fil directeur du "le gosse sait pas mais les autres", ne tient pas vraiment, et les mystères me font chier plus qu'autre chose. Dans le fond, je sais que c'est moi qui suis pas réceptive (en plus d'être une série de meufs pour meufs à base de meufs et d'avoir des CGI dignes d'un vieil épisode de Charmes enregistré en VHS), mais c'est décevant.

24 février 2013

Banshee - 1x07 - Behold a Pale Rider

Oh le pied, le putain de pied grandiose. Quand sur une série de 10 épisodes, on commence à compter les épisodes avant la fin, en se demandant ce qu'on fera de sa vie quand ça sera fini, on peut dire que c'est une réussite.
Du whump parfait, des scènes
d'action géniales, un suspense ridiculement terrifiant, des développements d'intrigue, de personnages. C'est juste parfait, juste PAF dans ta gueule, et voilà. J'aime qu'une série ne s'excuse pas d'être ce qu'elle est. J'aime qu'on sente que les mecs qui ont fait ça s'éclataient.

8 février 2013

The Walking Dead - 2x01 - What Lies Ahead

Hmmm. Mais c'est quoi cette fin ? Mais c'est quoi ce premier épisode ultra long ? Mais pourquoi ils sont cons à ce point ? Mais pourquoi ça m'a pas autant énervée que ça aurait dû ? Est-ce que Rick a conscience qu'il fait que parler à des objets inanimés tout le temps ? Est-ce que c'était dans le comic book ce merdier final ? Et pourquoi Dale a pas été fichu de voir une putain de horde leur débarouler sur le nez ? Pourquoi je kiffe autant ?

Voilà en gros les questions principales sur lesquelles reposaient cet épisode. Plein de rien, plein de longueurs et de décisions stupides - c'est, en fait, une adaptation plus ou moins exacte du comic book - des gens qui se prennent la tête, avec épisodiquement des zombies.

Parfois, les zombies en question sont mal faits, et ça m'énerve, et puis parfois, ils sont un peu terrifiants quand même, parce que ça reste des zombies. Quand même moins de qualité que dans la saison 1, on sent déjà qu'ils délayent. Mais je m'en fous, continuez à faire du surplace et à vous prendre la tête, et moi je continue de plannifier ma zombipocalypse mentale.

Ils suivent bien bien le comic book pour le coup. A part que dans le comic book, Sophia est plus petite, vachement flippante, et surtout qu'elle survit...

-

Rick, il est toc toc dès le départ, dans le comic book comme dans la série. L'ensemble du groupe le supporte parce qu'il fait béquille pendant tout le temps que Shane est le cul entre deux chaises, et à partir de la prison, c'est Rick le chef incontesté, même s'il répète lui-même sans cesse qu'il a pas la moindre idée de ce qu'il fait, et qu'il est globalement toc toc (oh mondieu le passage après la mort de Lori et la prise de la prison, c'est le plus horrible de tous les passages horribles, avec un autre qui arrive plus loin et dont je suis toujours pas remise à ce jour).

C'est pour ça que, théoriquement, Kirkman (mondieu j'ai écrit Kripke, je suis timbrée) peut pas tuer Rick - ce serait perdre un moyen parfait d'exprimer la folie qu'est devenue le monde. Mais bon, nobody's safe. J'ai hâte qu'ils crèvent tous, en fait... C'est cruel de se dire que untel, untel, untel vont mourir à différents stades de la petite épopée... En fait, cet épisode était moins flailant sur le coup, mais totalement après coup, avec tous les parallèles qu'on peut faire avec le comic book.

Quant à la relation Rick-Shane et au fait que Rick s'établisse chef - je pense que c'est dû à leurs relations pré-apocalypse (got a SPN feel writing that), l'un était shérif, l'autre adjoint, l'un était marié, l'autre macho, donc forcément, Shane a beau jouer les gros bras, au final il se rallie à Rick (même s'ils ont pas capté que c'était pas la peine de l'écouter vu qu'il est toc toc).

Du coup j'ai grave envie de relire le tout début du comic book pour comparer, parce que je m'en souviens pas assez. C'est plus clair du côté de la prison/Woodbury, mais j'y suis pas encore. En gros, Rick est considéré comme un leader incontesté à partir de là, parce qu'ils se rendent compte que c'est le seul garant potentiel d'une intégrité morale et humaine qui semble progressivement faire défaut à chaque d'entre eux. La prison/Woodbury, c'est le premier arc où on assiste à des horreurs perpétrées par des humains, où la méchanceté a une logique. Du coup Rick est indispensable. Et c'est ce qui le ronge.

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10 janvier 2013

Justified - 4x01 - Hole in the Wall

Oh punaise, c'était puissant. Le genre dont j'avais pas souvenir depuis la saison 2. Le genre qui fait flipper, trépigner d'anticipation. Le genre qui présage vraiment que du bon pour la suite, du fou, du sanglant, du transcendant.
J'ai eu vachement d
e mal à resituer l'acteur qui joue le Constable (United States of Tara), c'était perturbant. Le petit côté survivalist/master of kung-fu chez un looser patenté, c'était drôle, tout en restant assez subtil. Mais on sent qu'ils posent leurs jalons pour la suite. Et je suis de tout coeur avec eux.
L'opposition entre Boyd qui prêche avec des explosifs et des citations d'Asimov, et le nouveau prêcheur qui brandit des serpents, c'était... prometteur.
Et les secrets du père, et cette histoire de mur, et ce putain de parachutiste explosé par terre dans la scène d'ouverture. Wow.

12 août 2012

Carnivale - 2x12 - New Canaan, CA (finale)

WHAT KIND OF AN ENDING IS THAT?

C'était au-delà du cruel, au-delà du violent, au-delà du prodigieux. Le genre de traumatisme que j'avais atteint uniquement avec les finales de Supernatural, et encore, là c'était constant tout l'épisode ou presque. TOUT est à sa place, yavait des putain de liens avec tous les épisodes précédents, tout était logique, tout était OMG. J'ai passé l'épisode entier à avoir envie de crier, j'ai l'impression d'avoir couru un marathon mental. C'est horrible, une fin pareil, c'est horrible, une telle série. C'est au-delà de tout. Peut-être pas dans le détail, mais la somme de toutes les parties dépasse allègrement bon nombre d'autres séries. Mais c'est quand même trop cruel...

 

24 juillet 2012

Adventure Time - 4x08a - Sons of Mars

What the? Whut. What?
C'était un des épisodes les plus confusants de l'histoire des épisodes d'Adventure Time. :o <- j'ai fait cette tête tout du long, et même après. Tellement de bons trucs, tellement de trucs vraiment louches. Ils sont frappadingues.

C'est magnifique quoi *o*
Et Lincoln en King of Mars. Et la maison toute pleine de dirt du Magic Man. Le simple fait que cet univers contienne un type appelé Magic Man. Les références bizarres et magnifiques. Le whatthefuckery ambiant.

9 juin 2012

Justified - 3x13 - Slaughterhouse (finale)

 

Le bras :o

La fin :o

Un magnifique épisode plein de portes ouvertes grandes grandes ouvertes pour la suite. Ohwiiiii la suiiiite. Tain la saison prochaine je vais peut-être envisager de les stocker. Remarquez, la fin sera après la fin du monde, ça risque d'être dommage.

Tous ces "méchants" pas très angoissants, bien bien loin de la génialissime Meg Bennett, et de sa famille, c'était déstabilisant au départ, mais une fois que tout était en place, putain ce que c'était beau.
Et les implications contenues dans ces derniers épisodes... wow.

 

6 avril 2012

Ramblings - Jesse Pinkman ou la transformation en singe de l'espace

Avec cette saison 4, je pensais foutrement à Palahniuk (pas vraiment à Fight Club, même si l'ombre de ce bouquin plane sur tous les autres, depuis), au matérialisme et aux personnages autodestructeurs. Je pensais que ça collait parfaitement avec Breaking Bad, et que la maison de Pinkman ressemblait à la maison de Paper Street, en pire. Pire, parce qu'elle n'a pas de but, autre que de soulager sa détresse et lui faire oublier la réalité. La maison de Paper Street, c'était devenu un fort, une base d'opérations, un quartier général pour Tyler Durden et ses singes de l'espace. Sauf que là, Jesse est tout seul, et qu'il n'a aucun but - l'incarnation de la génération foutue, celle qui n'a eu ni guerre ni grande révolution pour se donner un but. Et pourtant, je suis obligée d'y penser.

Pinkman, ça a toujours été le personnage qui parlait trop, et mal. Pendant trois saisons, il envahissait chaque scène de mots creux et de paroles inutiles. Mais maintenant, dans la saison 4, comme la parole échoue, toutes les paroles, Pinkman est réduit au silence. Dans l'épisode 1, il doit avoir quatre lignes, à la toute fin. Dans l'épisode 2, il y a une tentative de logorrhée verbale, mais ça échoue aussi, et ses amis finissent par s'en aller. Remplacer le silence par du bruit, les amis par des clodos. La parole effective est remplacé par une parole sans queue ni tête, la litanie du tweaker conspirationniste.

Et là encore, je pense à Fight Club, et à Palahniuk. La parole qui échoue, c'est le procédé narratif central du livre. Le narrateur parle, mais sa vie n'a aucun sens - puis il laisse la parole à Tyler, et devient spectateur de sa propre vie. Le nom même perd de son sens, dans la maison de Paper Street - le narrateur n'en a pas, les singes de l'espace non plus. Le discours de Tyler gomme toutes les aspérités, tous les particularismes ("vous n'êtes pas un flocon de neige, unique et merveilleux"), jusqu'à supprimer les noms et les différences physiques. Et là je pense à la tondeuse, à la fin de l'épisode 4, et la scène sortait tout droit de FC.

Au final, si Pinkman existe encore, c'est au travers des deux groupes opposés qui respectivement tiennent à lui et veulent le tuer. Dans la mort - l'angoisse qu'il le soit, le désir qu'il le soit - il retrouve un nom et une identité.
14 janvier 2012

Breaking Bad - 2x10 à 2x13 (finale)

Breaking Bad - 2x10 - Over

La fin était jouissive. Le reste un peu moins ; épisode charnière, remise en question des postulats. J'avais un peu du mal à cerner les motivations des personnages, mais eux aussi sont plus ou moins paumés, donc ça se tient.

Breaking Bad - 2x11 - Mandala

Fin abrupte, épisode bordélique - le pied total.
Pas mal de scènes vraiment spéciales, gnn ça présage rien de bon pour la fin de la saison.

Breaking Bad - 2x12 - Phoenix

Quand arrive le générique de fin, tu te rends compte que ça fait dix minutes que tu parles aux personnages dans l'écran. En anglais.
Oukay. Ça devient juste grave, mais gnnn putain. Enfin bref.

Breaking Bad - 2x13 - ABQ (finale)

Aw fuck. Je me suis fait avoir. J'ai passé la saison à échafauder des théories dans un coin de ma tête. Mais là. Okay. C'était un beau deux ex machina somme toute un peu inutile, mais ça a le mérite d'être original. Et cliffhangerisant.
Beaucoup de trucs dans cet épisode. Jesse qui part en couille, Walt qui l'aide (pas trop tôt). Le penny qui a fini par tomber (ou quelle que soit l'expression française cohérente pour dire ça), et Skylar est au courant. Mr Ailes de Poulet sait pour le beauf DEA. On sait toujours pas qui est dans les sacs mortuaires.
My. C'était beaucoup d'un coup x___x

J'ai réfléchi hier soir que c'était en fait une mise en image de l'idée du karma lancée par Jesse. Du coup c'est un peu OTT effectivement, et ça colle pas trop avec le reste de la série jusque là, mais en même temps ça leur pendait au nez. Trop de chance pendant trop d'épisodes, tu te dis ça va forcément foirer. Sauf que le foirage vient pas du tout de là où on l'attendait, même s'il est quand même lié à eux. J'aime bien.

21 décembre 2011

Never Mind the Buzzcocks - 25x12 (finale)

Un épisode vraiment trash, gay et globalement bizarre. Yen a eu de bien plus barrés dans les saisons précédentes, mais ça restait un chouette truc à voir. Barrowman a fait la folle, mais il reste super sexy, et il a pas arrêté de chanter. Les invités étaient chouettes. Phill était déchainé, et Noel déguisé en Kiss croisé avec un stégosaure, c'était bien.

16 décembre 2011

Moonlight 1x15 & 1x16 (finale)

Moonlight - 1x15 - What's Left Behind

C'était triste et vraiment bien. Quasiment pas ridicule, du niveau des vieux Buffy, avec les monstres dans les murs et les peurs d'enfants. Un "monstre" humain, pour une fois, ça change. La conclusion était sympa, la réflexion sur la famille aussi. Les flashbacks étaient un peu crappy, mais on leur pardonne.

Moonlight - 1x16 - Sonata (finale)

Oh non, quelle fin pourrite. Ils m'ont presque fait chialer, les cons, et pourtant l'épisode était très très très nul. :( Un finale à chier, pour une série en dents de scie ; logique.

20 novembre 2011

Moonlight - 1x02 - Out of the Past

Cette série illustre sublimement l'expression "so bad it's good". C'est nul, et en même temps vraiment vraiment chouette. Et à chaque fois qu'il y a un truc nul, un truc chouette suit, et inversement. J'ai même flailé quelque peu, et puis le whump quoi. J'aime beaucoup x)

Je trouvais que le whump était la partie la mieux faite de la série. Tout le reste est caca, mais le whump est very very good. Je me disais aussi que Mick couinait moins que Jake (Republic of Doyle), et que c'était triste, un peu. Et à la fin il m'a entendu et il a passé toute la fin de l'épisode à couiner \o/
Du coup je suis obligée de regarder la suite. Mais pas demain, demain je finis Wild Boys et la saison 1 de RoD :')

1 octobre 2011

Supernatural - 7x02 - Hello, Cruel World

Au début, je pensais : cet épisode est GENIAL, le tout en agitant connement les mains. Après j'ai couiné non stop pendant un tiers d'épisode, et sur la fin j'ai failli faire un anévrisme tellement ohputainohputain.
SUPERNATURAL IS BACK, YOU CAN'T EXPLAIN THAT.

Le plot est superbe, le rythme est superbe, le whump est superbe, les effets spéciaux sont superbes, les monstres sont superbes et j'ai failli me chier dessus à deux reprises, Lucifer est superbe, le concept même est superbe, la musique est superbe (OMG YA RE DE LA MUSIQUE).

La fin de Castiel est superbe. Les doubles sens continus dans l'écriture et les dialogues sont superbes, les retournements se voient de loin, et pourtant on se fait quand même avoir, c'est superbe aussi. Et putain, ils ont même lampshadé la merde qu'était la saison 6, c'est SUPERBE.

C'était sublimagnifique. C'est beau ces cliffhangers à la fin à chaque fois *o*
J'espère que Bobby est pas mourru. J'espère qu'on reverra pas les grandes bouches de Leviathan, ça fait trop peur :'(
J'aime l'idée, scénaristiquement parlant, qu'ils aient fait brûler la maison de Bobby. C'était trop statique, il fallait les remettre sur la route un peu.

Première fois depuis une saison qu'on a un "idjits" sincère, qui veut DIRE quelque chose. Première fois que les personnages sont réels et tangibles et logiques et aux prises avec un truc terrible et plus grand qu'eux mais réaliste et bien et pas prise de tête et surtout filmé de leur point de vue. Awww. Et la musique est revenue. *pleure de joie*

Première fois depuis un an que j'ai HATE de voir la suite.

En fait l'an dernier, les titres étaient prometteurs, et les épisodes pourris, cette année les titres puent, mais les épisodes sont grandioses. Enfin, pour le moment. Mais je touche du bois, je m'y cramponne des deux mains, avec les pieds aussi, tout en bavant à défaut de flailer.

5 mars 2011

SPN ramblings - ça me prend de plus en plus souvent en ce moment

 

Donc. Je réfléchissais au départ de Kripke, à la merde sans nom qu'est à la saison 6 de Gamble, et j'en suis partie à la conclusion qu'elle n'a aucune raison d'être, scénaristiquement parlant. C'est une fanfic.

Depuis la saison 1, jusqu'à la 5, la logique qui sous-tend la série, c'est l'apocalypse. Bien sûr, dans la saison 1 on ne nous en parle pas. Mais Sam a été choisi par le YED, et il a un destin = ouvrir les portes de l'enfer au Wyoming dans la saison 2. La saison 3, c'est le pacte de Dean, et Lilith qui veut l'emmener en enfer pour briser le premier sceau. Blabla, la saison 4 parle de l'apocalypse pour de bon, et la mort de Lilith libère Lucifer de sa cage. Saison 5 : l'apocalypse.

Bon.
Et la fin, bah c'était qu'ils avaient réussi à éviter cette putain d'apocalypse qui se prépare depuis la saison 1. Alors ok, la série a vachement changé, notamment avec l'ajout des anges et tout le bazar, mais il y a une logique sous-jacente, depuis le tout début. En gros, Kripke en est venu à faire un peu de la merde, sur la fin, mais ça avait le mérite d'être de la merde logique.

Alors pourquoi diable continuer, alors que la série n'a plus la moindre raison d'être ? On se retrouve avec une histoire délayée, au fil rouge inintéressant, qui rappelle tout un tas d'autres éléments des saisons précédentes, à la manière d'une fanfiction. L'intérêt est inexistant, et le manque de budget plombe le truc encore plus.

Je ne suis pas contente ><

 

29 décembre 2010

Psych - 5x16 - Yin 3 in 2D (finale)

Oh. Wow.

Chaque année, je râle et je suis traumatisée par le retour récurrent du "méchant" attitré dans les finale.
Le premier, avec Yang, c'était juste superbe, à la fois très poignant et très bizarre de voir James Roday tout sérieux paniqué. Le deuxième, avec Yin, c'était aussi exceptionnel, en fin de compte, avec toutes les références à Hitchcock, la mort de Mary et tout et tout.

Et là, bon, je trouvais que ça faisait beaucoup, un troisième épisode avec le tueur Yin.
Sauf que... j'avais totalement oublié le cliffhanger de l'an dernier. Le petit truc à la fin, sur lequel personne n'était d'accord, qui ne s'expliquait pas et qui donnait envie de gueuler aux scénaristes WTF DON'T DO THAT please. Je parle bien sûr de la photo dans la maison du tueur, avec Shawn gamin et Yang tout sourire. Brr.

L'épisode commence donc là dessus, avec une jeune nana qui prétend avoir été enlevée par Yin. Bon, j'avais flairé le truc, je me doutais qu'elle était du côté du méchant, à la Saw.
Et j'ai paniqué, vraiment, en cours d'épisode, en pensant à toutes les résolutions foireuses qu'ils auraient pu nous sortir. J'avais peur d'un truc pas crédible, trop angsty, trop pas-Psych.

Et... la fin était grandiose, tout droit sortie d'une fic, dans une maison super louche, avec un méchant terrifiant et ridicule. J'ai paniqué aussi, un instant, quand Gus était à deux doigts de se faire assassiner. Mais non, ils ne pouvaient pas faire ça, on est pas dans Criminal Minds, on ne tue pas les personnages, du coup tout est bien qui finit bien. Tellement bien que ça laissait un goût de "erm, mouaif, c'est tout ?"

Et puis repaf, en trois coup de cuiller, les scénaristes enfoncent le clou, et m'achèvent avec une scène totalement shules et totalement PARFAITE, tout en laissant la porte GRANDE ouverte pour du shassie (slaaaaash). J'invente rien, tout est dans l'épisode. Yeah.


7 janvier 2011

Dirk Gently (2010)

Ouh yeah. C'était drôle, censé, très conforme à l'esprit du livre, et pourtant assez clair pour être accessible grand public, à mon avis.
Les acteurs sont géniaux, la musique un peu chiante. L'intrigue était conne et pas assez complexe, mais... en même temps ça aurait été dur à manier sinon.
Beaucoup de détails très bien vus, des clins d'œils aux livres, c'était superbe.
Trop court. Et pourquoi c'est pas un pilote pour une future série, comme je croyais ? Ralala trop injuste :'(

4 novembre 2010

The Walking Dead - 1x01 - Days Gone Bye

C'était vraiment vraiment laborieux. A part peut-être les quelques minutes finales, où on voyait enfin un peu d'action, et les passages avec Lori, Carl et cie, qui sont parfaitement parfaits, le reste était lourd, chiant, pas logique, assez... pathétique.
Je me suis emmerdée. J'ai eu envie de relire le comic book. Je pense qu'ils sont restés trop proches du bouquin, justement, et du coup comme on a déjà eu le même début avec 28 Days Later, on se fait chier sec, vu que là c'était beaucoup moins bien joué/filmé.

Show, don't tell, voilà ce que j'ai envie d'aller hurler dans les oreilles du réalisateur. Arg quoi. Tu suggères un truc : les fleurs qu'on venait de voir fraiches sont à présent fanées, beaucoup de temps a passé, ellipse temporelle, etc. C'est bon. Si le personnage fixe les fleurs avec ses yeux de veau pendant 1 minutes, avant de les tripoter du bout des doigts pour vérifier que ah oui, elles sont vraiment fanées, c'est NUL. Et tout à l'avenant. Espérons que ça s'améliore.

Je suis quand même vachement déçue dans l'ensemble. Trop d'à peu près, de déjà vu, de moche et de pas crédible.

9 avril 2010

Supernatural - 5x17 - 99 Problems

Mais comme je me suis laissée avoir, mais un truc concret :O

Pendant au moins 1/3 de l'épisode, je râlais dans mon for intérieur, que ça ressemblait au 5x04, et aussi à plusieurs autres, que ça faisait un effet de déjà-vu, que j'aimais pas cet exorcisme vitesse rapide, que j'aimais pas le fait qu'on trouve des prophètes à tous les coins de rues.

J'ai quand même apprécié les parallèles qui existent entre fiction et réalité, entre le SPN!univers et notre réalité. D'un point de vue psychologique, c'était bien amené ; qu'est-ce qui pousse les gens à faire des trucs aussi affreux sinon la foi, et le fanatisme de toute sorte ?

Je l'avais un peu vu venir, le coup de "the whore of Babylone" (faut dire que c'est un de mes passages préférés de l'Apocalypse (haha)).

Castiel "on a bender" c'était énorme ; pendant tout le long j'avais envie de faire des \o/ pour Castiel, l'ange déchu, drunk, pathetic, wounded and faithless. \o/

Michael Shanks, OMG. Petite pointe au coeur quand j'ai vu son nom au générique. Et puis... j'ai passé une moitié d'épisode à le chercher -_-" Je l'avais pas du tout reconnu (faut dire que le type qu'il joue je suis partie en me disant qu'il ressemblait à Rick Grimes donc ça m'a induit en erreur).

Mais la fin ! Mondieu ! Juste, trop horrible. C'est monté comme une vague, et je m'en suis pris plein la tronche, encore une fois, alors que je m'y attendais pas, et que je me disais, ça devient chiant, et répétitif, et arg j'ai hâte d'avoir la suite.

Je n'ai même pas les mots pour exprimer à quel point j'ai été émue par la fin. Et j'ai même pas envie de commencer à expliquer pourquoi. Juste :'(

Oh, note en passant : l'Apocalypse rend les cheveux doux et soyeux. Sam n'a jamais été aussi charmant, capilairement parlant, et je suis amoureuse des cheveux de Dean. Arg.

Marrant de voir qu'un des principaux sujets de râlage au sein du fandom US actuellement, c'est les aspects misogynes du show. Je veux dire, okay, ya eu une blague nulle ("On a good day you get to kill a whore") mais c'est pas comme si c'était nouveau, cet aspect là.

Dans SPN, les femmes sont des cruches, des salopes ou des démons. Parfois tout à la fois. Mais surtout elles survivent jamais longtemps. Et tout en étant féministe et à cheval sur mes principes, ça m'a jamais posé problème. Whatever...

C'est comme les paroles de Led Zeppelin, en fait. (Oui, dans mon monde, ya un gros signe "égal" qui clignote entre Led Zep et SPN). C'est les paroles les plus machistes, misogynes, sexuelles que j'aie entendu, dans ce contexte musical donné (à part peut-être certaines de Deep Purple). Et pourtant, en tant que femme, en tant que femme bien décidée à pas se laisser marcher sur les pieds, ça me parle, et ça me charme, et peut-être que c'est ça, l'attrait pour les machos. Je sais pas. Pour moi c'est la version actualisée de la sublimation de la femme par les poètes romantiques du 19e.

Parce que (oui, j'ai du mal là, j'avais perdu le fil de mes pensées), je trouve que dans SPN comme dans Led Zep, la femme à beau être à la maison, juste la compagne, un objet sexuel, une garce (au choix), elle est au *centre*. Elle est sublimée, elle est essentielle. C'est elle qui fait agir, c'est elle qui provoque, c'est elle qui appelle la réaction.

(Et là je pense à la copine de Jet dans l'épisode 10 de Cowboy Bebop, et le lien est vraiment pas évident).

7 mars 2010

Psych - 3x15 et 3x16

Psych - 3x15 - Tuesday the 17th

Probablement un des meilleurs épisodes toutes saisons confondues. C'était du niveau des épisodes parodiques de Supernatural.

Une parodie de slasher movie dans un "murder camp", ex-camp de vacances pour gosses, en passe d'être ré-ouvert pour que s'y tiennent des "whodunit" bien terrifiants. Sauf que... il y a un vrai tueur parmi eux. Ah-ah.

Ça faisait bien peur, tout en restant très drôle, c'était bien dosé, avec plein de clins d'oeils aux films de genre très bien vus, avec en plus l'atmosphère renforcée par le traitement de l'image à la SPN et la caméra plus rapide que d'habitude, on s'y croyait.


Psych - 3x16 - An Evening with Mr. Yang

Best finale ever (maybe not, but it's good, it's really good).
I feel like I've been beaten to death, psychologically (the pun wasn't intended but it's cool though).

A killer. A serial killer, playing with the police, playing with Shawn.
It was... terribly rapid and breathtaking and oh-wow so funny in a twisted and sick way and yet so "Psych"-like.
James Roday just killed me.

That was perfect, truly perfect, until the end. The killer was creepy as hell, the profiler was... creepy as well (one of the McPoyles from Philadelphia, he even kept the strange slimy handshake and the weird habits).

And the end... oh boy the end. I'm all teary-eyed and yet it's a fun show (is it?).

The angst, the angst, my god! I'm ranting, but gosh! Terrible, terrible, and yet it remained funny (everytime, from the beginning til the end, even when there was a bomb and family members involved). That's a whole new level of tv series, in my opinion.

+ la relation Shawn/Juliet qui en prend (encore) un coup, mais c'est si bien, si beau, si parfait (et la zik de David Gray, en fond, je suis fan). C'était triste, triste, ce chassé-croisé, ces non-dits. Ça donne envie de leur filer des baffes, vraiment. (Et dans l'épisode d'avant, Lassie-face avait l'air si triste, le pauvre, c'était à pleurer ça aussi). Et là j'ai même plus envie de slash en fait.

+ la relation d'amitié entre Gus et Shawn, qui est vraiment vraiment bien mise en scène, et ça fonctionnait tout à fait, dans cet épisode comme dans tous les précédents, mais peut-être plus encore cette fois-ci, avec tout le stress des dead-lines et tout...
Ce qui me console c'est qu'ils sont ensemble IRL, c'est déjà ça :) (la fangirl se raccroche à ce qu'elle peut)

14 mai 2010

Supernatural - 5x22 - Swan Song

Oh mon dieu. Toute pensée cohérente a quitté mon corps et mon esprit, et à la fin j’ai la bouche ouverte et les yeux fixés à l’écran noir, c’est juste terrifiant.

Je ne sais même pas par où commencer, et à quel point je dis bravo, merci et putain mais vous avez failli me tuer !

Déjà. A plusieurs reprises au cours de l’épisode, j’ai pensé, avec beaucoup de précision, à la critique négative que j’allais faire de cet épisode. Peut-être parce que j’en attendais trop, et subitement je me suis rendue compte à quel point cette fin vers laquelle toute la saison 5 menait est kitch, téléphonée et débile. Surjouée. J’ai eu peur, j’ai eu peur de devoir dire : je n’aime plus, je suis déçue.

Quand Michael (dans le frère caché Adam) et Lucifer (dans Sam) sont partis pour s’affronter, deux frères, le père absent, blahblah... Mon cerveau a crié, non ! Ya des limites à ce que je peux endurer pour un fandom. Et là !! là ! C’est là que le prodigieux se produit. Dean, au volant de l’Impala, Def Leppard à fond, qui débaroule en milieu du angst familial de merde et c’est BEAU !

L’horreur absolue du combat final, sans Michael en fin de compte, prend vraiment aux tripes, et là j’ai rien à redire, c’était juste énorme, du niveau du final de la saison 1 ou de l’avant dernier de la saison 2. Poignant, bien fait, horrible.
La promesse, toujours des promesses, en plus des secrets.

Et la fin renoue avec la tradition Supernatural des personnages ressuscités et des secrets. Mais forcément, après l’Apocalypse, c’est sur une plus grande échelle.

Je l’avoue, j’ai chialé à la fin. Parce que Dean a enfin eu ce qu’il désirait sans jamais oser se l’avouer (cf. l’épisode dans le monde du Djinn et dans le monde des rêves). C’est inversé, et c’est bon. On se doute que ça ne durera pas, et que le secret sera pulvérisé en cours de saison 6, mais je suis en joie, à un point inimaginable face à cette fin. Un peu de répit pour Dean, même si c’est pour respecter une promesse et grâce à un secret.

Human!Castiel n’est plus. Mais il était trop pathétique, vraiment, ça n’aurait pas pu durer. La fin en quelque sorte c’est la négation de The End, 5x04, Lucifer n’est plus triomphant, le monde n’est plus à feu et à sang, Dean n’est plus un guerrier sans cœur qui a l’espoir insensé de sauver son frère, et Castiel n’est plus humain. Enfin, quand même, le faire exploser, et tuer Bobby juste après, c’était un peu trop pour mon petit cœur.

Et... oh. Chuck. Ça aussi, c’était un des trucs qui ne me plaisait pas dans cet épisode, et que j’avais l’intention ferme de critiquer ; ce récit en voix off du supposé prophète-auteur alcoolique, qui annonce le deus ex machina (de toute beauté, là je dis pas, donner une place pareille à l’Impala c’était légitime et bienvenu), c’était un peu craignos. Mais la fin, et le sourire, et la disparition. Oh.

12 septembre 2017

Preacher - 2x13 - The End of the Road (finale)

A force d'entendre des spoilers voilés de la part des lecteurs du comic book ("j'espère que Cassidy ne fera pas à Tulip ce qu'il fait dans le comics"), je m'attendais pire, et à chaque horreur, je me disais "les fans doivent s'étrangler d'horreur. Toujours est-il qu'à la fin, j'avais totalement oublié l'histoire du poulet ressuscité du début (mémoire de poule, tout ça). Très bonne fin ouverte, moins pétaradante que la saison 1, mais bien amusante et claire.

1 août 2015

Killjoys - 1x07 - Kiss, Kiss, Bye Bye

Hnnnng. C'était extra. Tout ce whump, tous ces guests canadiens sortis de nulle part (Amanda Tapping ! Marc O'Brien !). Au début de l'épisode, j'étais moyennement emballée. Les décors étaient kitch, tout allait trop vite. Mais bon, ils ont whumpé Johnny sans qu'on leur demande rien au bout de 5 min d'épisode, donc ça passait. Et plus l'épisode progressait, plus c'était chouette tout plein, et flippant, et sincère dans sa connerie. Faire des trucs ringards et clichés et un peu débiles, mais les faire à fond, voilà ce que j'aime. Briser les personnages, les rendre heureux pour les massacrer psychiquement deux minutes plus tard. Ils y vont vraiment pas avec le dos de la cuillère, et heureusement que le vaisseau est intelligent, sinon je donnais pas cher de sa peau, au Johnny. Bref, cet épisode ira rejoindre le panthéon du whump 2015, juste derrière le Battle Creek. Comme quoi ce sont les trucs les plus bateaux qui marchent le mieux ; le coup du personnage reprogrammé et transformé en machine à tuer, qui s'en prend à son propre équipage, c'est une trope terrible, parce que ça a été fait mille fois avant, mais si les personnages sont sympathiques, ça marche à tous les coups.

20 avril 2015

The Walking Dead - 5x05 - Self Help

Je crois que je commence à comprendre la frustration de ceux qui matent de façon hebdomadaire, et pourquoi on ne pourra jamais tomber d'accord. Depuis la saison 4, ils ont adopté un système de narration parallèle totalement cloisonnée que je trouve absolument sublime. Chaque épisode parle d'un groupe. Chaque épisode se concentre sur un lieu, un moment, une question. Pas de va et vient, pas d'alternance. Et surtout, chaque épisode s'arrête abruptement, et le suivant part dans une autre direction ; et si ça fait comme pour la saison 4, il y aura un moment où tous les détails, tous les échos, prendront sens, les uns par rapport aux autres, et ce sera beau.
En tout cas, c'était très sympa, cet épisode sur Abraham, plein de symboles (la main rouge), et d'espoirs brisés (le secret d'Eugene enfin éventré, ça faisait un moment que je l'attendais). Alors oui, techniquement, c'est frustrant, sans doute, si on a attend une semaine pour ça. Parce qu'on ne sait toujours pas qui Daryl a ramené à l'église, on ne sait toujours pas où en sont Beth et Carol, on ne sait toujours pas tout un tas de choses. Parce que concrètement, il ne s'est rien passé, dans cet épisode. A l'image de ces épisodes plein de blabla de la saison 2, on avance grandement, mais de manière figurée uniquement.
J'étais un peu déçue de cette histoire de quête du saint graal, cette rédemption possible, cet "off switch" romancé. C'était du Z Nation, et plus du The Walking Dead. Le concept même de cette série, c'est que ça tourne en rond, et que ça s'enfonce lentement mais sûrement dans la barbarie sans bornes. Et là, on nous répétait depuis quatre épisodes que youpi tralala il y avait de l'espoir. Non, foutrement non, pas d'espoir, aucun espoir. L'épisode, un peu comme le précédent, était une illustration de ce mécanisme du mensonge qui permet de survivre plus longtemps, qui permet d'excuser tout le reste (à l'image du double épisode ultra chelou sur le Governor pré-Woodbury, quand on y pense). C'était bien, cette blessure impossible à cicatriser, et ce mensonge à la fois cruel et indispensable. Bien.

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