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Cet épisode. Cette saison. Je... ♥
J'ai passé tout l'épisode avec un putain de sourire aux lèvres, j'ai sursauté, j'ai réfléchi, j'ai ri, j'ai flailé. C'est canon, c'est plein d'ouvertures possibles pour des fics, ça fait référence à des éléments passés, c'est beau, c'est intelligent, c'est drôle, c'est vachement bien fait. Tout ce que j'aimais dans Supernatural, à l'écran, après une saison entière de merde.
Alors oui, la série a changé, mais ce sont des changements matériels, et le cœur est toujours présent - le cœur a toujours été la route, les chasseurs et c'est tout. Et là, c'est exactement ce qu'on a, mais en pire. La route, mais sans point de chute, sans Impala, sans motels. La route qui ne mène plus nulle part, en gros, à part à la mort.
Je vois totalement une fin de saison en forme de suicide. Ce serait glauque, et triste, et moche. Mais bon. Un hunter ne finit jamais vieux, et à trop tirer sur la corde ça ressemblera plus à rien. Les thèmes sont posés, la porte est ouverte.
Cette fin ;____;
Mais je suis heureuse, à un point inimaginable, de voir cette série renaître de son marasme. Il m'a quand même fallu 9 épisodes pour arrêter de douter, SPN est de nouveau ma série préférée, et tant pis pour la saison ratée. ♥
[La fin-suicide, elle est quand même sous-entendue à plusieurs reprises, depuis un petit moment déjà. L'alcoolisme de Dean, la folie de Sam, plus aucun des deux n'a les pieds sur terre, plus aucun des deux n'en a rien à foutre. Dean parle de balancer la voiture d'une falaise quand il croit Bobby mort dans le 702. Sam parle de Butch Cassidy and the Sundance Kid. La maison a brûlé. La casquette est morte. Quelque part, ça sent pas bon. Enfin bon, je vais pas prendre mes désirs pour des réalités non plus (même si sur H50 j'avais déliré complet sur ce que j'aimerais voir dans la saison 2 à la place des plots de merde qu'ils faisaient, et dans le dernier épisode, une de mes suggestions a pris vie *o*)]
Et sinon, pour en revenir à mes ramblings post-épisode, avant cette fin ARG :
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥ puissance 120 mille.
Le squat dans les maisons abandonnées.
Le sandwich qui rend les gens accros. Turducken. Stoned Dean.
La discussion par Bobby interposé. Ça, c'était BEAU. Vraiment beau, et triste et terrible. Revisiter le principe du secret (thème central de toutes les saisons de SPN ou presque), avec un intermédiaire qui se fait ensuite descendre (?). My quoi. Ils ont tous les deux allégé leur conscience. Mais ils se sont toujours pas parlé. C'est poétique presque, in a twisted sort of way :')
Le but des Leviathans un peu révélé. Un peu seulement, parce que c'est seulement une variation sur "on veut manger tout le monde, et accessoirement prendre le contrôle du gouvernement pour aller plus vite". Je reste dubitative, mais l'aspect impossible à arrêter, inédit, incompréhensible me plait énormément. C'est désespérant, et chouette.
J'avais lu chais plus où que Kripke s'était inspiré du principe mythologique du héros pour créer ses personnages. Et le héros mythologique, il est soumis aux lois de l'Iliade (la première fanfiction :'), c'est-à-dire le choix entre une vie courte, et être célèbre, ou une vie longue, mais être inconnu. Et moi je leur souhaite une vie courte, mais célèbre. Sauf que les hunters, ils vivent dans l'ombre, et ne sont jamais reconnus, et c'est là que réside la part d'originalité. Héros méconnus, c'est un comble. (Sauf que, avec toutes les quantités de méta qu'on se traine depuis des saisons... moot point)
Tout ça pour dire qu'autant dans la saison 6, j'avais envie de râler, d'agiter le poing vers le ciel en criant "Sera, you witch, die DIE!", autant là, je me laisse porter, et j'ai confiance. Mondieu, j'ai de nouveau confiance en SPN. Moi, un show, il faut que je puisse le regarder les yeux fermés (erf), sans avoir à craindre qu'un personnage sonne faux (Robot!Sam), que le canon soit altéré (les monstres revisités de la première moitié de la saison 6, je les ai toujours en travers de la gorge), ou qu'un personnage prenne le pas sur les héros originaux (Castiel). Et là, j'ai de nouveau cette confiance.